{"id":114657,"date":"2020-06-29T14:13:38","date_gmt":"2020-06-29T14:13:38","guid":{"rendered":"https:\/\/dev-phsd.madhatter.co\/community-drug-strategy\/community-drug-strategy\/research\/nafsreport\/"},"modified":"2026-07-24T14:05:37","modified_gmt":"2026-07-24T14:05:37","slug":"nafsreport","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.gscds.ca\/fr\/research\/nafsreport\/","title":{"rendered":"\u00c9tude sur la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 d\u2019instaurer des services de consommation supervis\u00e9e dans la Ville du Grand Sudbury"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab Nous reconnaissons avec respect le territoire traditionnel des Premi\u00e8res Nations Atikameksheng Anishnawbek et Wahnapitae, qui est couvert par le Trait\u00e9 Robinson-Huron et sur lequel la pr\u00e9sente \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e. Sur ces terres habitent des groupes forts et dynamiques du peuple Anishinabek et d\u2019autres populations autochtones. Leur pr\u00e9sence durable et leur r\u00e9silience se font sentir dans notre histoire commune et encore de nos jours. Nous nous effor\u00e7ons d\u2019entretenir des relations respectueuses avec tous les peuples autochtones. Nous nous engageons \u00e0 honorer cette histoire et \u00e0 cr\u00e9er des communaut\u00e9s plus saines pour tous \u00bb.<\/em><\/p>\n<h2>Sommaire<\/h2>\n<p>Dans le cadre de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury, une \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 entreprise dans le but de d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 d\u2019instaurer des services de consommation supervis\u00e9e (SCS) dans le Grand Sudbury. Ces services sont des espaces surveill\u00e9s o\u00f9 les gens peuvent consommer des drogues sous surveillance avec du mat\u00e9riel st\u00e9rile. L\u2019\u00e9tude consistait en un sondage aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019injectent des drogues, un sondage aupr\u00e8s de la population du Grand Sudbury, des discussions en groupe avec des partenaires communautaires et des parties prenantes, et une analyse des donn\u00e9es secondaires.<\/p>\n<h3>La Ville du Grand Sudbury tirerait profit de services de consommation supervis\u00e9e.<\/h3>\n<p>Bien qu\u2019il existe des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits dans le Grand Sudbury, les effets nuisibles sur la sant\u00e9 qui sont associ\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues par injection sont consid\u00e9rables et croissants. En 2018, selon les taux pour 1000 habitants, le secteur de Sudbury et district si se classait douzi\u00e8me dans la province au chapitre des visites au service des urgences li\u00e9es aux opio\u00efdes, septi\u00e8me \u00e0 celui des d\u00e9c\u00e8s dont le rapport avec les opio\u00efdes a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9, et dixi\u00e8me \u00e0 celui des hospitalisations. Les effets n\u00e9gatifs se font sentir de plus en plus. La fr\u00e9quence des appels aux services m\u00e9dicaux d\u2019urgence (SMU) pour des cas soup\u00e7onn\u00e9s de surdose d\u2019opio\u00efdes a plus que doubl\u00e9 en 2019, comparativement \u00e0 2018. Les trois-quarts (75,0 %) des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage les concernant ont indiqu\u00e9 s\u2019\u00eatre inject\u00e9 des drogues en public. Plus de la moiti\u00e9 d\u2019entre elles avaient fait une surdose au cours de leur vie.<\/p>\n<p>Du point de vue des autorit\u00e9s polici\u00e8res et des fournisseurs de soins de sant\u00e9, la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues exerce une pression sur les services sociaux, la police, les services param\u00e9dicaux et les h\u00f4pitaux. Lorsque du personnel des SMU et des policiers ou polici\u00e8res doivent se pr\u00e9senter sur les lieux d\u2019une surdose, ils ne peuvent r\u00e9pondre \u00e0 d\u2019autres besoins communautaires.<\/p>\n<h3>Les services de consommation supervis\u00e9e peuvent repr\u00e9senter une strat\u00e9gie r\u00e9alisable pour la Ville du Grand Sudbury, mais il faut aborder certaines inqui\u00e9tudes.<\/h3>\n<p>Les personnes qui recourraient peut-\u00eatre \u00e0 ces services (89,0 %) sont d\u2019avis qu\u2019elles les utiliseraient s\u2019ils \u00e9taient offerts. Et parmi les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population, 59,8 % estimaient que ces services seraient utiles dans le Grand Sudbury. Les trois groupes qui ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude ont soulign\u00e9 que les principaux avantages des SCS seraient la pr\u00e9vention et le traitement des surdoses accidentelles et la possibilit\u00e9 d\u2019obtenir du mat\u00e9riel d\u2019injection st\u00e9rile.<\/p>\n<p>Parmi les autres avantages qu\u2019ont indiqu\u00e9s les trois groupes figurent une baisse de la consommation de drogues dans les rues ou les parcs, une diminution du nombre de seringues usag\u00e9es qui y seraient trouv\u00e9es, et le risque moindre de blessures et de d\u00e9c\u00e8s caus\u00e9s par une surdose. Les inqui\u00e9tudes exprim\u00e9es dans le sondage avaient trait \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des quartiers, \u00e0 l\u2019augmentation du taux de criminalit\u00e9 et de la consommation de drogues, et \u00e0 la hausse du nombre de vendeurs de drogues qui cibleraient le secteur. Bien que certaines personnes r\u00e9pondantes n\u2019appuyaient pas l\u2019id\u00e9e de SCS et n\u2019aient pas r\u00e9pondu \u00e0 la question sur les strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation, d\u2019autres \u00e9taient d\u2019avis que certaines inqui\u00e9tudes pourraient \u00eatre abord\u00e9es par des strat\u00e9gies comme l\u2019\u00e9valuation des services, le partage des r\u00e9sultats avec la population et la prise de mesures (58,2 %), la fourniture de renseignements sur les buts et les avantages des SCS (48,7 %), et la cr\u00e9ation d\u2019un groupe communautaire qui aurait pour t\u00e2che de se pencher sur les enjeux touchant les SCS (33,9 %).<\/p>\n<p>Si des SCS sont envisag\u00e9s dans le Grand Sudbury, toutes les personnes consult\u00e9es ont sugg\u00e9r\u00e9 de choisir l\u2019endroit avec soin. L\u2019id\u00e9e qui revenait le plus souvent \u00e9tait d\u2019opter pour un lieu en plein centre-ville, qui se trouverait \u00e0 proximit\u00e9 des services existants de r\u00e9duction des m\u00e9faits et de la plupart des services sociaux et de soins de sant\u00e9, et qui y serait int\u00e9gr\u00e9. Certaines ont aussi propos\u00e9 un service mobile.<\/p>\n<p><em>i Lorsque les donn\u00e9es pour le Grand Sudbury ne sont pas accessibles, ce sont celles concernant Sudbury et districts qui sont utilis\u00e9es.<\/em><\/p>\n<h2>Points saillants<\/h2>\n<p>Les services de consommation supervis\u00e9e (SCS) sont des espaces contr\u00f4l\u00e9s o\u00f9 les gens peuvent consommer des drogues sous surveillance dans un environnement pourvu de mat\u00e9riel st\u00e9rile.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury, une \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 entreprise dans le but de d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 d\u2019instaurer des SCS. L\u2019\u00e9tude consistait en un sondage dirig\u00e9 par des pairs et men\u00e9 aupr\u00e8s de 190 personnes qui s\u2019injectent des drogues, un sondage en ligne auquel ont r\u00e9pondu 2 251 citoyens et citoyennes du Grand Sudbury et des discussions en groupe avec 52 partenaires communautaires et parties prenantes. En plus de ces sources primaires de renseignements, les chercheurs ont aussi consult\u00e9 des donn\u00e9es secondaires sur la sant\u00e9 des populations, la consommation de drogues, les m\u00e9faits des opio\u00efdes, les tendances en mati\u00e8re de prescription, la toxicit\u00e9 des opio\u00efdes et les surdoses d\u2019opio\u00efdes.<\/p>\n<h3>La Ville du Grand Sudbury tirerait profit de services de consommation supervis\u00e9e.<\/h3>\n<ul>\n<li>En 2018, le secteur de Sudbury et districts se classait douzi\u00e8me dans la province au chapitre du taux pour 1000 habitants de visites au service des urgences li\u00e9es aux opio\u00efdes, septi\u00e8me \u00e0 celui des d\u00e9c\u00e8s dont le rapport avec les opio\u00efdes a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9, et dixi\u00e8me \u00e0 celui des hospitalisations. Dans Sudbury et districts, de 2010 \u00e0 2018, 199 d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux opio\u00efdes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s.<\/li>\n<li>Les effets n\u00e9gatifs sur la sant\u00e9 se font de plus en plus sentir : la fr\u00e9quence des appels aux services m\u00e9dicaux d\u2019urgence (SMU) pour des cas soup\u00e7onn\u00e9s de surdose d\u2019opio\u00efdes \u00e9tait plus grande en 2019 (468 appels) qu\u2019en 2018 (200 appels). Le nombre de d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 des surdoses li\u00e9es aux opio\u00efdes dans Sudbury et districts s\u2019est accru en 2019, car le nombre enregistr\u00e9 pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e (28) correspondait \u00e0 celui constat\u00e9 pour toute l\u2019ann\u00e9e 2017 (34) ou 2018 (32).<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues le font souvent ; 43,0 % de celles qui ont r\u00e9pondu au sondage qui les concernait le font plusieurs fois par jour.<\/li>\n<li>Les drogues m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 d\u2019autres substances peuvent repr\u00e9senter un risque, car la personne peut avoir une r\u00e9action inattendue ou n\u00e9gative. La plupart des personnes sond\u00e9es qui s\u2019injectent des drogues, soit 85,2 %, ont signal\u00e9 en avoir consomm\u00e9 une qui, selon elles, aurait \u00e9t\u00e9 m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 une autre substance.<\/li>\n<li>Dans le Grand Sudbury, les personnes qui s\u2019injectent des drogues font souvent une surdose accidentelle. Parmi celles qui ont \u00e9t\u00e9 sond\u00e9es, plus de la moiti\u00e9 en avaient fait une au cours de leur vie. L\u2019injection de drogues en solo repr\u00e9sente un risque accru de cons\u00e9quences n\u00e9fastes. La plupart de celles qui ont \u00e9t\u00e9 sond\u00e9es (83,2 %) ont dit s\u2019\u00eatre inject\u00e9 des drogues en \u00e9tant seules.<\/li>\n<li>L\u2019injection en public r\u00e9v\u00e8le peut-\u00eatre la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un espace supervis\u00e9 et d\u00e9sign\u00e9. Les trois-quarts (75,0 %) des personnes r\u00e9pondantes ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019elles s\u2019\u00e9taient inject\u00e9 des drogues en public.<\/li>\n<li>Le tiers des personnes r\u00e9pondantes (32,6 %) ont indiqu\u00e9 avoir utilis\u00e9 une seringue que quelqu\u2019un d\u2019autre avait utilis\u00e9e, ce qui les avait fait risquer davantage de contracter des infections transmissibles par le sang, comme le VIH et l\u2019h\u00e9patite C.<\/li>\n<li>Du point de vue des autorit\u00e9s polici\u00e8res et des fournisseurs de soins de sant\u00e9, la consommation de drogues exerce une pression sur les services sociaux, la police, les services param\u00e9dicaux et les h\u00f4pitaux. Lorsque du personnel des SMU et des policiers ou polici\u00e8res doivent se pr\u00e9senter sur les lieux d\u2019une surdose, ils ne peuvent r\u00e9pondre \u00e0 d\u2019autres besoins communautaires.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les services de consommation supervis\u00e9e peuvent repr\u00e9senter une strat\u00e9gie r\u00e9alisable pour la Ville du Grand Sudbury, mais il faudrait aborder certaines inqui\u00e9tudes.<\/h2>\n<p>La plupart des personnes qui s\u2019injectent des drogues (89,0 %) ont signal\u00e9 qu\u2019elles seraient dispos\u00e9es \u00e0 utiliser un SCS. \u00c0 leur avis, le principal avantage serait l\u2019acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel d\u2019injection st\u00e9rile (27,5 %), ou encore la pr\u00e9vention (20,9 %) ou le traitement (20,3 %) possible des surdoses.<\/p>\n<p>Parmi les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population, 59,8 % estimaient que ces services seraient utiles dans le Grand Sudbury, alors que 33,6 % pensaient le contraire et que 6,1 % avaient une opinion neutre ou ignoraient au juste quelle r\u00e9ponse fournir.<\/p>\n<h6>Les parties prenantes ont indiqu\u00e9 des avantages pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues, la population et les services.<\/h6>\n<h6>Voici les avantages possibles que les personnes r\u00e9pondantes ont indiqu\u00e9s :<\/h6>\n<ul>\n<li>Baisse de la consommation de drogues dans les rues ou les parcs (62,3 %)<\/li>\n<li>Nombre moins \u00e9lev\u00e9 de seringues usag\u00e9es dans les rues ou les parcs (62,3 %)<\/li>\n<li>Risque moins \u00e9lev\u00e9 de blessures et de d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 une surdose de drogue (60,1 %)<\/li>\n<\/ul>\n<h6>Les services de consommation supervis\u00e9e soul\u00e8vent des inqui\u00e9tudes et pr\u00e9sentent des d\u00e9fis.<\/h6>\n<h4>Les services de consommation supervis\u00e9e soul\u00e8vent des inqui\u00e9tudes et pr\u00e9sentent des d\u00e9fis.<\/h4>\n<p>Bien que 89,0 % des personnes qui s\u2019injectent des drogues ont signal\u00e9 qu\u2019elles utiliseraient les SCS, celles qui ont r\u00e9pondu le contraire ou qui ne le feraient pas souvent ont exprim\u00e9 des inqui\u00e9tudes concernant l\u2019anonymat et leur peur de la police, ou ont not\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient autonomes et qu\u2019elles n\u2019avaient nullement besoin de ces services.<\/p>\n<p>Les propri\u00e9taires de commerce et les citoyens ont exprim\u00e9 des inqui\u00e9tudes concernant les effets n\u00e9gatifs dans le secteur des SCS. Selon eux, des effets se feraient sentir sur la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019attrait per\u00e7us des quartiers, et il y aurait peut-\u00eatre une augmentation du taux de criminalit\u00e9 et de la consommation de drogues, ainsi que du nombre de vendeurs de drogues qui cibleraient la r\u00e9gion. Environ le tiers des personnes r\u00e9pondantes ont exprim\u00e9 des inqui\u00e9tudes quant au fait que les SCS pourraient faire augmenter la consommation, la vente et le trafic de drogues dans les environs ainsi que le nombre de personnes utilisatrices qui s\u2019y trouvent.<\/p>\n<h4>Il existe des strat\u00e9gies possibles d\u2019att\u00e9nuation pour aborder les inqui\u00e9tudes.<\/h4>\n<p>Selon certaines personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe, bon nombre d\u2019inqui\u00e9tudes sont dues au manque de connaissances sur les avantages et l\u2019efficacit\u00e9 des SCS et au manque de compr\u00e9hension sur la sant\u00e9 ou la maladie mentale et le lien avec la d\u00e9pendance. Toujours selon elles, une sensibilisation accrue pourrait att\u00e9nuer certaines des inqui\u00e9tudes. Les citoyens \u00e9taient d\u2019avis que certaines strat\u00e9gies communes d\u2019att\u00e9nuation pourraient \u00eatre utiles :<\/p>\n<ul>\n<li>Fournir des renseignements sur les buts des SCS et la mani\u00e8re dont ils peuvent aider la population.<\/li>\n<li>Cr\u00e9er un groupe communautaire qui aurait pour t\u00e2che de se pencher sur les<br \/>\nenjeux touchant les SCS.<\/li>\n<li>\u00c9valuer les services, partager les r\u00e9sultats avec la population et agir.<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Les SCS devraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 des services existants.<\/h4>\n<p>Selon les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe, il importe de s\u2019inspirer des programmes actuels de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui sont offerts dans le Grand Sudbury. Les organismes qui offrent ces programmes poss\u00e8dent l\u2019approche ou le mod\u00e8le qui convient pour r\u00e9pondre aux besoins des personnes qui utiliseraient les SCS et \u00e0 ceux de la population en g\u00e9n\u00e9ral. Si des SCS \u00e9taient envisag\u00e9s, il faudrait choisir avec soin les endroits les plus appropri\u00e9s.<\/p>\n<p>Les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population \u00e9taient pr\u00e9occup\u00e9es par le fait que les SCS puissent se trouver \u00e0 solution, celles qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe et celles qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population ont sugg\u00e9r\u00e9 un endroit en plein centre-ville, bien qu\u2019un site mobile ait aussi \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 pour fournir des services plus pr\u00e8s du milieu de vie des personnes utilisatrices. Il se trouverait ainsi \u00e0 proximit\u00e9 de la plupart des services sociaux et de soins de sant\u00e9, offerts dans le secteur.<\/p>\n<h2>Avant-propos<\/h2>\n<p>La consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues touche tout le monde. Les taux de consommation de drogues illicites demeurent plus \u00e9lev\u00e9s dans le Grand Sudbury que dans l\u2019ensemble de l\u2019Ontario, et influent sur la sant\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de nos communaut\u00e9s. En 2018, selon les taux pour 1000 habitants, le secteur de Sudbury et districts se classait douzi\u00e8me dans la province au chapitre des visites au service des urgences li\u00e9es aux opio\u00efdes, septi\u00e8me \u00e0 celui des d\u00e9c\u00e8s dont le rapport avec les opio\u00efdes avait \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9, et dixi\u00e8me \u00e0 celui des hospitalisations. S\u2019attacher aux probl\u00e8mes individuels et soci\u00e9taux qui se rattachent \u00e0 la consommation de drogues exige la collaboration de nombreux partenaires communautaires, citoyens et citoyennes. Il s\u2019agit d\u2019une approche \u00e0 volets multiples o\u00f9 diverses voix doivent s\u2019\u00e9lever pour mieux orienter les d\u00e9cisions.<\/p>\n<p>Les personnes touch\u00e9es par la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues m\u00e9ritent une approche globale \u00e0 la prestation de services qui repose sur la compassion et les donn\u00e9es probantes. C\u2019est avec plaisir que Sant\u00e9 publique Sudbury et districts et le service de police du Grand Sudbury, au nom des responsables de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury, pr\u00e9sentent le rapport final de l\u2019\u00c9tude d\u2019\u00e9valuation des besoins et de faisabilit\u00e9 concernant les services de consommation supervis\u00e9e. Les conclusions donnent une orientation locale aux services de consommation supervis\u00e9e. Ces derniers constituent l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments de notre strat\u00e9gie globale destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger la sant\u00e9 de notre communaut\u00e9 et \u00e0 r\u00e9duire les m\u00e9faits li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude en soi a permis \u00e0 la population de s\u2019engager et d\u2019intervenir de mani\u00e8re significative dans la mise au point, la prestation et l\u2019\u00e9valuation de programmes destin\u00e9s \u00e0 la servir. Nous aimerions remercier les nombreuses personnes qui ont particip\u00e9 au sondage aupr\u00e8s de la population, les personnes qui ont un v\u00e9cu et qui ont donn\u00e9 leur point de vue important, mais aussi les organismes sociaux et de sant\u00e9, les parents et amis de personnes qui s\u2019injectent des drogues, le milieu des affaires et les organismes communautaires locaux, lesquels ont tous particip\u00e9 \u00e0 des discussions cibl\u00e9es en groupe. Le pr\u00e9sent rapport est l\u2019aboutissement du travail effectu\u00e9 pour recueillir le point de vue de notre communaut\u00e9, dans son effort collectif pour am\u00e9liorer la sant\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9 et le bien-\u00eatre des personnes, des familles, des quartiers et des localit\u00e9s du Grand Sudbury.<\/p>\n<p>Nous aimerions profiter de l\u2019occasion pour remercier les nombreux chercheurs, sp\u00e9cialistes des politiques, fournisseurs de services et partenaires communautaires qui se sont montr\u00e9s si g\u00e9n\u00e9reux de leur temps et de leur expertise lorsqu\u2019il s\u2019est agi de produire le pr\u00e9sent rapport. Nous remercions \u00e9galement tous les membres de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury de leur soutien constant \u00e0 ce travail important. Nous esp\u00e9rons poursuivre nos efforts afin de donner acc\u00e8s \u00e0 des services appropri\u00e9s, efficaces et acceptables ainsi qu\u2019\u00e0 des ressources dans notre communaut\u00e9. Ensemble, nous continuerons de cr\u00e9er une communaut\u00e9 plus saine et plus s\u00fbre en r\u00e9duisant les m\u00e9faits li\u00e9s \u00e0 la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><em>Dre Penny Sutcliffe, MD, MHSc, FRCPC M\u00e9decin-hygi\u00e9niste et directrice G\u00e9n\u00e9rale Sant\u00e9 publique Sudbury et districts<\/em><\/td>\n<td><em>Paul Pedersen \u2014 M.P.A., Dip.ED, C.M.M. III, C.M.I. VII Chef Service de police du Grand Sudbury<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>Introduction<\/h2>\n<p>Les services de consommation supervis\u00e9e (SCS) sont des espaces contr\u00f4l\u00e9s o\u00f9 les gens peuvent consommer des drogues sous surveillance avec du mat\u00e9riel st\u00e9rile. Ils sont supervis\u00e9s par un personnel qualifi\u00e9, notamment des professionnels de la sant\u00e9. Les personnes qui y ont recours peuvent aussi recevoir des soins m\u00e9dicaux de base et se faire diriger vers d\u2019autres services sociaux et de sant\u00e9<sup>1<\/sup>.Les SCS ne fournissent pas de drogues aux gens. Ils sont l\u00e9gaux au Canada, \u00e9tant autoris\u00e9s par les gouvernements f\u00e9d\u00e9ral et provincial<sup>2<\/sup>. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019ils r\u00e9duisent la mortalit\u00e9 et la morbidit\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 la consommation de drogues par injection, notamment le nombre d\u2019infections et de d\u00e9c\u00e8s<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<p>Dans la Ville du Grand Sudbury, le premier rapport exhaustif, intitul\u00e9 \u00ab Community Drug Strategy for the City of Greater Sudbury: A Call to Action \u00bb\u00a0<sup>4<\/sup>, est sorti en 2015. Il portait surtout sur la promotion de la sant\u00e9, la pr\u00e9vention, le traitement, la r\u00e9duction des m\u00e9faits, l\u2019application de la loi et la s\u00e9curit\u00e9. Depuis, les responsables de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury, qui repr\u00e9sente plus de 25 partenaires issus d\u2019organismes communautaires qui oeuvrent notamment dans les domaines de la sant\u00e9, des services sociaux, de l\u2019\u00e9ducation, de la police, de la justice et des services d\u2019urgence, s\u2019occupent activement d\u2019am\u00e9liorer la sant\u00e9 de la population et s\u2019attachent aux probl\u00e8mes li\u00e9s aux drogues en sensibilisant davantage la population au fait que la consommation de drogues constituent un probl\u00e8me de sant\u00e9<sup>5<\/sup>.En 2018, la n\u00e9cessit\u00e9 de comprendre les strat\u00e9gies possibles pour r\u00e9duire les m\u00e9faits li\u00e9s aux drogues, sans exiger l\u2019abandon de la consommation, s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e.<\/p>\n<p>Comme l\u2019a indiqu\u00e9 le British Columbia Centre on Substance Use dans une recension de donn\u00e9es probantes<sup>5<\/sup>,les \u00e9tudes d\u2019\u00e9valuation sur les SCS d\u00e9montrent sans cesse les r\u00e9sultats suivants : une baisse de la morbidit\u00e9 et de la mortalit\u00e9 li\u00e9es aux surdoses<sup>7-10<\/sup>; une diminution du risque de transmission de maladies infectieuses et une augmentation des mesures de r\u00e9duction des m\u00e9faits comme la r\u00e9duction de la r\u00e9utilisation de seringues<sup>11-18<\/sup>; un meilleur contact entre une population \u00e0 risque et hautement marginalis\u00e9e et le syst\u00e8me de soins de sant\u00e9<sup>19<\/sup>\u00a0; une am\u00e9lioration du recrutement pour les soins de sant\u00e9, le traitement des d\u00e9pendances, la gestion du sevrage<sup>20-27\u00a0<\/sup>et la th\u00e9rapie par la m\u00e9thadone<sup>28-32\u00a0<\/sup>; une pression moins forte sur les services d\u2019urgence\u00a0<sup>33<\/sup>; et une baisse de la consommation de drogues en public<sup>34,35<\/sup>,du nombre de seringues et de la quantit\u00e9 d\u2019autres d\u00e9chets li\u00e9s \u00e0 l\u2019injection de drogues qui sont jet\u00e9s dans les lieux publics<sup>36-38<\/sup>.<\/p>\n<p>M\u00eame s\u2019il y avait des craintes que les SCS encouragent et favorisent la consommation de drogues, le nombre de personnes qui consomment des drogues par voie intraveineuse n\u2019a pas augment\u00e9 dans les localit\u00e9s o\u00f9 des installations sont offertes<sup>39<\/sup>.Par ailleurs, les travaux d\u2019\u00e9valuation entrepris \u00e0 Vancouver ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que l\u2019ouverture d\u2019Insite n\u2019a pas fait augmenter le taux de criminalit\u00e9 ou d\u2019amorce concernant la consommation de drogues par injection<sup>40-41<\/sup>. Et il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que le rapport co\u00fbt-efficacit\u00e9 de ces centres est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9<sup>42,43<\/sup><\/p>\n<h3>Objet et objectifs de l\u2019\u00e9tude<\/h3>\n<h6>La pr\u00e9sente \u00e9tude avait pour objet global de d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 d\u2019instaurer des SCS dans la Ville du Grand Sudbury, du point de vue des parties prenantes communautaires (y compris les personnes qui s\u2019injectent des drogues, la population du Grand Sudbury, les partenaires communautaires et les autres parties prenantes cl\u00e9s).<\/h6>\n<p>L\u2019\u00e9tude visait particuli\u00e8rement les objectifs suivants :<\/p>\n<ol>\n<li>d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 de SCS dans la Ville du Grand Sudbury ;<\/li>\n<li>d\u00e9terminer les conditions dans lesquelles les SCS seraient utilis\u00e9s et si les fournisseurs de programmes et la client\u00e8le potentielle les jugeraient convenables ou attrayants ;<\/li>\n<li>d\u00e9terminer la mesure dans laquelle les parties prenantes communautaires et la population les per\u00e7oivent comme \u00e9tant utiles ;<\/li>\n<li>cerner les pr\u00e9occupations, les d\u00e9fis et les obstacles que pourraient cr\u00e9er des SCS dans le Grand Sudbury et aborder les strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation qui permettraient de s\u2019y attacher ;<\/li>\n<li>d\u00e9terminer comment les SCS pourraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s aux services de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui existent d\u00e9j\u00e0 dans le Grand Sudbury ;<\/li>\n<li>d\u00e9terminer les emplacements possibles pour des SCS.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le pr\u00e9sent rapport r\u00e9sume les conclusions li\u00e9es \u00e0 chaque objectif.<\/p>\n<h3>M\u00e9thodes de collecte de donn\u00e9es<\/h3>\n<p>Pendant la mise au point des sondages et la formulation des questions pour les discussions en groupe, on a examin\u00e9 les \u00e9tudes sur la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 de SCS qui ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans des localit\u00e9s de taille similaire en Ontario, comme Thunder Bay<sup>1<\/sup>,London<sup>2<\/sup>\u00a0et Waterloo<sup>3<\/sup>. L\u2019approbation \u00e9thique relative \u00e0 toutes les parties de l\u2019\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 obtenue aupr\u00e8s du comit\u00e9 d\u2019examen de l\u2019\u00e9thique en mati\u00e8re de recherche de Sant\u00e9 publique Sudbury et districts et du Comit\u00e9 d\u2019\u00e9thique de la recherche d\u2019Horizon Sant\u00e9-Nord.<\/p>\n<p>Sant\u00e9 publique Sudbury et districts a men\u00e9 l\u2019\u00e9tude au nom des responsables de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury. L\u2019\u00e9tude \u00e9tait appuy\u00e9e par la Ville du Grand Sudbury, le R\u00e9seau local d\u2019int\u00e9gration des services de sant\u00e9 du Nord-Est, l\u2019Association canadienne pour la sant\u00e9 mentale et Sant\u00e9 publique Sudbury et districts. Un comit\u00e9 consultatif communautaire et un groupe technique et de recherche ont fourni des orientations sur l\u2019\u00e9tude. Une \u00e9quipe de recherche de l\u2019\u00c9cole de m\u00e9decine du Nord de l\u2019Ontario a recueilli les donn\u00e9es. Et les analyses ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par celle-ci et Sant\u00e9 publique Sudbury et districts.<\/p>\n<p>Voici les trois principales m\u00e9thodes de collecte de donn\u00e9es qui ont \u00e9t\u00e9 employ\u00e9es pour atteindre les objectifs de l\u2019\u00e9tude :<\/p>\n<ol>\n<li>un sondage dirig\u00e9 par des pairs aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019\u00e9taient inject\u00e9 des drogues au cours des six mois pr\u00e9c\u00e9dents ;<\/li>\n<li>un sondage en ligne aupr\u00e8s de la population ;<\/li>\n<li>des discussions en groupe avec des partenaires communautaires oeuvrant dans divers domaines (r\u00e9duction des m\u00e9faits, promotion de la sant\u00e9, traitement, application de la loi et justice), des entreprises locales, des organismes sans but lucratif et d\u2019autres organismes communautaires ainsi que des parents et amis de personnes qui s\u2019injectent des drogues.<\/li>\n<\/ol>\n<p>En plus des sources primaires de renseignements, l\u2019\u00e9quipe de recherche a consult\u00e9 des donn\u00e9es secondaires sur la sant\u00e9 des populations, la consommation de drogues, les m\u00e9faits li\u00e9s aux opio\u00efdes, les tendances en mati\u00e8re de prescription, la toxicit\u00e9 des opio\u00efdes et les surdoses d\u2019opio\u00efdes.<\/p>\n<h3>Personnes r\u00e9pondantes<\/h3>\n<h4>Personnes ayant particip\u00e9 au sondage aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h4>\n<p>Ce sondage dirig\u00e9 par des pairs aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019injectent des drogues a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 tout au long du mois de juillet 2019. En tout, 190 personnes y ont r\u00e9pondu, totalement ou partiellement. Toutes s\u2019\u00e9taient inject\u00e9 des drogues au cours des six mois pr\u00e9c\u00e9dents, \u00e9taient \u00e2g\u00e9es d\u2019au moins 16 ans et pouvaient accepter librement et volontairement de participer.<\/p>\n<p>Environ 60 % d\u2019entre elles \u00e9taient de sexe masculin, et la moyenne d\u2019\u00e2ge \u00e9tait de 40 ans (les personnes \u00e9taient \u00e2g\u00e9es de 17 \u00e0 66 ans). La langue premi\u00e8re \u00e9tait l\u2019anglais dans une proportion de 88, 4 %; elles se disaient h\u00e9t\u00e9rosexuelles dans une proportion de 86, 3 %; et le degr\u00e9 de scolarit\u00e9 atteint \u00e9tait le niveau universitaire ou coll\u00e9gial dans une proportion de 25, 8 %. Dans l\u2019\u00e9tude, la plupart des personnes qui s\u2019injectaient des drogues \u00e9taient identifi\u00e9es comme \u00e9tant autochtones<sup>ii<\/sup>(55, 8 %) ou caucasiennes (42,1 %). Bien que les personnes qui pouvaient participer au sondage devaient s\u2019\u00eatre inject\u00e9 des drogues au cours des six mois pr\u00e9c\u00e9dents, 86, 8 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir consomm\u00e9 des drogues par injection au cours des 30 jours pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<h4>Personnes ayant particip\u00e9 aux discussions en groupe<\/h4>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont surtout \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9es par leur adh\u00e9sion \u00e0 la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury. En tout, 52 parties prenantes communautaires ont particip\u00e9 \u00e0 13 discussions en groupe tenues entre septembre et novembre 2019. Voici quels \u00e9taient les secteurs et les points de vue repr\u00e9sent\u00e9s : traitement des d\u00e9pendances (n=11); application de la loi et justice (n=4); promotion et pr\u00e9vention en mati\u00e8re de sant\u00e9 (n=11); r\u00e9duction des m\u00e9faits (n=7); secteur commercial et autres organismes communautaires (n=10); et parents et amis de personnes qui s\u2019injectent des drogues (n=9).<\/p>\n<h4>Personnes ayant particip\u00e9 au sondage aupr\u00e8s de la population<\/h4>\n<p>Le sondage aupr\u00e8s de la population \u00e9tait offert en ligne par le site Web de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury de juin \u00e0 septembre 2019. Des copies papier \u00e9taient \u00e9galement offertes chez des partenaires communautaires jusqu\u2019\u00e0 la cl\u00f4ture du sondage en ligne. En tout, 2251 personnes ont r\u00e9pondu au sondage, compl\u00e8tement ou partiellement. Elles ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient toutes \u00e2g\u00e9es d\u2019au moins 16 ans et qu\u2019elles pouvaient accepter librement et volontairement de participer.<\/p>\n<p>Parmi elles, 62,5 % s\u2019\u00e9taient identifi\u00e9es comme \u00e9tant de sexe f\u00e9minin, et 55, 0 % \u00e9taient \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 44 ans. Elles travaillaient dans le secteur des soins de sant\u00e9 ou faisaient partie des premiers r\u00e9pondants dans une proportion de 19, 8 % ; ells travaillaient dans le domaine de la r\u00e9duction des m\u00e9faits dans une proportion de 12, 7 % ; et se disaient propri\u00e9taire d\u2019une entreprise dans une autre de 6, 3 %.<\/p>\n<p><em><sup>ii<\/sup>\u00a0Nous reconnaissons les Premi\u00e8res Nations, les M\u00e9tis et les Inuits comme \u00e9tant trois groupes dont l\u2019identit\u00e9 culturelle est distincte, et dont l\u2019histoire, les traditions, les pratiques culturelles et les structures de gouvernance sont uniques. Aux fins du pr\u00e9sent document, le terme autochtone englobe toutes ces populations. Cependant, le terme communaut\u00e9 des Premi\u00e8res Nations est employ\u00e9 pour d\u00e9signer les communaut\u00e9s vivant dans une r\u00e9serve.<\/em><\/p>\n<h2>Conclusions<\/h2>\n<h3>Contexte<\/h3>\n<h4>La Ville du Grand Sudbury<\/h4>\n<blockquote><p>\u00ab Avoir un SCS offre comme avantage le fait qu\u2019il se trouve \u00e0 un seul endroit et qu\u2019il offre un acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres services. Alors, qu\u2019il s\u2019agisse de fournir des renseignements sur les drogues ou un acc\u00e8s \u00e0 du personnel infirmier ou en travail social, ou \u00e0 d\u2019autres personnes, je suppose qu\u2019en fin de compte, l\u2019id\u00e9e c\u2019est que si vous avez une personne qui consomme devant vous, vous pouvez tenter de l\u2019aider \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>La Ville du Grand Sudbury se trouve dans le Nord-Est de l\u2019Ontario, dans le Bouclier canadien, \u00e0 environ 400 kilom\u00e8tres au nord de Toronto.28 Comptant une population d\u2019environ 162000 habitants qui vivent dans un m\u00e9lange d\u2019environnements urbains, ruraux et sauvages, c\u2019est le centre le plus grand et le plus populeux au nord de la r\u00e9gion du Grand Toronto<sup>2<\/sup>.Sur le plan g\u00e9ographique, le Grand Sudbury est la plus grande municipalit\u00e9 en Ontario, car elle s\u2019\u00e9tend sur 3228 kilom\u00e8tres carr\u00e9s<sup>3<\/sup>.C\u2019est une communaut\u00e9 multiculturelle o\u00f9 27 % des habitants d\u00e9clarent parler le fran\u00e7ais comme langue premi\u00e8re<sup>4<\/sup>.Selon la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de recensement du Grand Sudbury, le Grand Sudbury se situe sur le territoire de deux Premi\u00e8res Nations, soit Wahnapitae et Atikameksheng Anishnawbek, et compte environ 9, 0 % des personnes qui se disent autochtones, dont certaines font partie d\u2019autres Premi\u00e8res Nations<sup>5<\/sup>.<\/p>\n<p>En 2016, 13 % de la population du Grand Sudbury vivait dans la pauvret\u00e9<sup>iii<\/sup>. Selon un d\u00e9compte ponctuel r\u00e9alis\u00e9 en 2018, 1954 personnes se disaient totalement sans abri ou en situation d\u2019itin\u00e9rance cach\u00e9e ou risquaient de devenir itin\u00e9rantes. De plus, 224 personnes \u00e9taient des enfants \u00e0 charge de moins de 18 ans, dont des personnes participantes avaient la garde<sup>7<\/sup>. L\u2019un des principaux motifs d\u2019itin\u00e9rance invoqu\u00e9s \u00e9tait la d\u00e9pendance<sup>8<\/sup>. La p\u00e9riode d\u2019attente pour obtenir un logement subventionn\u00e9 d\u2019une chambre dans le Grand Sudbury est de cinq ans. Et il y a une liste d\u2019attente de plus de 1000 personnes pour des logements \u00e0 loyer index\u00e9 sur le revenu, ce qui complique l\u2019itin\u00e9rance<sup>9<\/sup>.<\/p>\n<h4>Interventions en mati\u00e8re de r\u00e9duction des m\u00e9faits et recours aux services \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale<\/h4>\n<p>Dans la Ville du Grand Sudbury, plusieurs strat\u00e9gies de r\u00e9duction des m\u00e9faits ont \u00e9t\u00e9 mises en place pour am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 et la sant\u00e9 de la communaut\u00e9 face \u00e0 la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues.<\/p>\n<ul>\n<li>Le programme d\u2019\u00e9change de seringues (\u00e9galement connu sous l\u2019appellation Le point) est un programme gratuit et confidentiel qui procure du mat\u00e9riel et des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits aux personnes qui consomment des drogues, y compris des seringues neuves et des bacs de ramassage et d\u2019\u00e9limination des seringues<sup>1<\/sup>. Il a pour but de r\u00e9duire le risque de contracter ou de transmettre des maladies infectieuses, comme le VIH et l\u2019h\u00e9patite C, mais aussi de r\u00e9duire les risques associ\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues. En 2019, 1495919 seringues ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es par Le point, y compris \u00e0 l\u2019endroit fixe situ\u00e9 au Rainbow Mall et par des services de proximit\u00e9 offerts un peu partout dans Sudbury et districts<sup>2<\/sup>. En tout, 900 personnes se sont rendues sur les lieux o\u00f9 le programme \u00e9tait offert en 2019<sup>3<\/sup>.<\/li>\n<li>Des trousses de naloxone<sup>iv<\/sup>\u00a0en vaporisateur d\u00e9j\u00e0 assembl\u00e9es sont distribu\u00e9es aux personnes qui ont recours au programme d\u2019\u00e9change de seringues et qui risquent de faire une surdose d\u2019opio\u00efdes, mais aussi aux parents et amis de ceux et celles qui sont \u00e0 risque<sup>1<\/sup>. La naloxone est aussi distribu\u00e9e aupr\u00e8s des organismes admissibles et des pharmacies afin qu\u2019ils en fournissent dans le cadre du Programme ontarien de distribution de naloxone. Dans le Grand Sudbury, Sant\u00e9 publique Sudbury et districts, le R\u00e9seau ACCESS Network et les pharmacies re\u00e7oivent la naloxone par ce programme. Et Sant\u00e9 publique donne une formation sur le stockage, l\u2019administration et la distribution de la naloxone par l\u2019entremise du programme aux organismes admissibles, et cette formation est en voie d\u2019\u00eatre offerte \u00e0 la population. Par ailleurs, le R\u00e9seau ACCESS Network fournit une formation sur le stockage et l\u2019administration de la naloxone et distribue des trousses aux personnes qui risquent le plus de faire une surdose.<\/li>\n<li>Depuis le mois de mai 2019, la Sudbury Temporary Overdose Prevention Society (STOP Society) offre un SCS p\u00e9riodique non approuv\u00e9 \u00e0 cinq endroits \u00e9ph\u00e9m\u00e8res en plein centre du Grand Sudbury<sup>1<\/sup>. Aucune exemption n\u2019a \u00e9t\u00e9 obtenue du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. STOP offre \u00e0 sa client\u00e8le et \u00e0 la population les services suivants : nettoyage communautaire, enseignement de la r\u00e9duction des m\u00e9faits, counseling \u00e0 court terme, services traditionnels autochtones, soutien pratique, counseling en mati\u00e8re de deuil et soins m\u00e9dicaux. De plus, STOP a dirig\u00e9 des gens vers des services de traitement des d\u00e9pendances et de r\u00e9duction des m\u00e9faits, des fournisseurs de services cliniques, des fournisseurs de services de sant\u00e9 mentale et d\u2019autres fournisseurs de services communautaires<sup>2<\/sup>. Sur une p\u00e9riode de sept mois, de mai \u00e0 novembre 2019, STOP a totalis\u00e9 14 jours d\u2019activit\u00e9 et aid\u00e9 140 personnes<sup>3<\/sup>.<\/li>\n<li>Le Sudbury Action Centre for Youth (SACY), en partenariat avec l\u2019Universit\u00e9 Laurentienne, offre un programme d\u2019analyse de drogues<sup>1<\/sup>. Un spectrom\u00e8tre permet de d\u00e9terminer la nature des drogues. En date de mars 2019, 10 \u00e9chantillons par mois \u00e9taient analys\u00e9s. Le SACY fournit \u00e9galement des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits par des unit\u00e9s mobiles et la prestation de mat\u00e9riel et de services pour favoriser une consommation de drogues propre et s\u00e9curitaire<sup>2<\/sup>.<\/li>\n<li>Dans le cadre de la Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues, Sant\u00e9 publique Sudbury et districts \u00e9met des alertes aux drogues et des avertissements depuis 2017<sup>1<\/sup>. Ces communications sont publi\u00e9es pour aviser la population de l\u2019augmentation du nombre d\u2019incidents li\u00e9s aux opio\u00efdes ou des tendances en mati\u00e8re de drogues toxiques dans le Grand Sudbury. Les alertes sont publi\u00e9es pour faire suite \u00e0 la surveillance constante des donn\u00e9es, aux avis minist\u00e9riels et aux renseignements re\u00e7us de partenaires communautaires. Depuis sa cr\u00e9ation jusqu\u2019au mois de mai 2020, 12 alertes aux drogues ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises dans la Ville du Grand Sudbury<sup>2<\/sup>.<\/li>\n<li>Services de police : le Service de police du Grand Sudbury (SPGS) a mis en place des strat\u00e9gies de visibilit\u00e9 afin de s\u2019attaquer aux probl\u00e8mes qui se pr\u00e9sentent au centre-ville. De 2018 \u00e0 2019, le nombre de patrouilles \u00e0 v\u00e9lo y a augment\u00e9 de 14 %<sup>1<\/sup>. Le SPGS continue de cibler les fournisseurs de drogues, retient les services de specialists en reconnaissance des drogues, sensibilise la population, fournit de la naloxone et apporte son soutien aux efforts de promotion pour que les sentences que re\u00e7oivent les fournisseurs et les consommateurs de drogues illicites soient appropri\u00e9es.<\/li>\n<li>Programme mobile d\u2019intervention en cas de crise : le programme est associ\u00e9 au programme d\u2019intervention en cas de crise, au service de police du Grand Sudbury, aux services param\u00e9dicaux du Grand Sudbury et au service des urgences d\u2019Horizon Sant\u00e9- Nord.37 Divers services de sant\u00e9 comme les contr\u00f4les de sant\u00e9 et les services de soutien en sant\u00e9 mentale et en d\u00e9pendance sont fournis dans des cadres sociaux (p. ex., les \u00e9difices d\u2019habitation et les refuges) pour mieux r\u00e9pondre aux besoins des gens.<\/li>\n<li>Table de mobilisation rapide (TMR) : Mobilisation communautaire Sudbury (MCS) regroupe 25 organismes partenaires de divers secteurs comme la sant\u00e9, les services \u00e0 l\u2019enfance, les services de police, l\u2019\u00e9ducation, la sant\u00e9 mentale et la d\u00e9pendance, le logement et les services municipaux. Ces organismes se coordonnent afin d\u2019utiliser les syst\u00e8mes et les ressources qui existent.38 Des repr\u00e9sentants de MCS se r\u00e9unissent deux fois par semaine \u00e0 la TMR. Ensemble, les personnes participantes cernent les situations qui concernent des personnes risquant fort de subir des m\u00e9faits. Tous les organismes partenaires requis participent \u00e0 une intervention conjointe afin que les personnes \u00e0 risque soient mises en contact avec des services d\u2019aide appropri\u00e9s, opportuns, efficaces et bienveillants.<\/li>\n<li>Le programme r\u00e9sidentiel Maison de r\u00e9duction des m\u00e9faits de l\u2019Association canadienne pour la sant\u00e9 mentale a pour objet d\u2019aider les personnes itin\u00e9rantes ou risquant de le devenir qui sont \u00e9galement touch\u00e9es par la d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019alcool<sup>1<\/sup>. Le programme donne acc\u00e8s \u00e0 un programme dirig\u00e9 o\u00f9 les gens aux prises avec un probl\u00e8me d\u2019alcool obtiennent de l\u2019aide pour le logement et pour combler leurs besoins en mati\u00e8re de soins primaires et de sant\u00e9 mentale.<\/li>\n<li>L\u2019Ontario Aboriginal HIV\/AIDS Strategy (strat\u00e9gie ontarienne de lutte contre le VIH et le sida \u00e0 l\u2019intention des Autochtones) procure des services de proximit\u00e9 et de soutien aux Autochtones qui consomment des drogues<sup>1<\/sup>. Elle permet d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel propre pour consommer des drogues, tout en offrant une m\u00e9decine traditionnelle et des ressources pour obtenir du soutien traditionnel par les r\u00e9seaux communautaires.<\/li>\n<li>Le R\u00e9seau ACCESS Network procure des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits par The Street Outreach Program, en activit\u00e9 sept jours sur sept<sup>1<\/sup>. Des travailleurs et travailleuses de proximit\u00e9 fournissent du mat\u00e9riel d\u2019injection et d\u2019inhalation s\u00e9curitaire, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des centres de traitement des d\u00e9pendances, des services de d\u00e9pistage, le traitement contre le VHC, l\u2019acc\u00e8s au traitement contre le VIH, du soutien et du counseling ainsi que des services de d\u00e9fense et d\u2019accompagnement. Ses services de proximit\u00e9 incluent une sensibilisation pour pr\u00e9venir les m\u00e9faits li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues, la distribution de naloxone et une formation sur le sujet ainsi que du mat\u00e9riel s\u00e9curitaire.<\/li>\n<li>Le Shkagamik-Kwe Health Centre est un centre autochtone d\u2019acc\u00e8s aux services de sant\u00e9 qui offre des programmes communautaires dans un cadre adapt\u00e9 \u00e0 la culture o\u00f9 aucun jugement n\u2019est port\u00e9<sup>1<\/sup><\/li>\n<\/ul>\n<p>D\u2019apr\u00e8s le sondage men\u00e9 aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019injectent des drogues, il est \u00e9vident que bon nombre des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui sont offerts dans le Grand Sudbury sont accept\u00e9s et bien utilis\u00e9s. De plus, il existe toujours des lacunes et les ressources demeurent limit\u00e9es.<\/p>\n<ul>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont indiqu\u00e9 dans une proportion de 76,8 % qu\u2019elles avaient \u00e9chang\u00e9 ou obtenu des seringues par des services offerts actuellement dans le Grand Sudbury au cours des six derniers mois.<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues connaissaient dans une proportion de 93,2 % l\u2019existence des trousses de naloxone \u00e0 emporter. Parmi elles, 78,8 %\u00a0poss\u00e9daient la leur. Les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont mentionn\u00e9 qu\u2019elles avaient obtenu des trousses de naloxone par un service de distribution de m\u00e9thadone (39,1 %), le programme de distribution de seringues (38,3 %), les\u00a0travailleurs et travailleuses de proximit\u00e9 (36,2 %) ou une pharmacie (18,5 %).<\/li>\n<li>Il a aussi \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019existence de la naloxone est connue gr\u00e2ce aux services actuels, et que les personnes qui s\u2019injectent des drogues la connaissent par les travailleurs et travailleuses de proximit\u00e9 et le personnel infirmier de rue (45,8 %), le programme de distribution de seringues (19,2 %) ou un service de distribution de m\u00e9thadone (18,1 %).<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont eu acc\u00e8s \u00e0 des services d\u2019analyse sanguine pour le VIH, dans une proportion de 55,5 %, pour l\u2019h\u00e9patite C, dans une proportion de 54,7 %, aupr\u00e8s de divers fournisseurs locaux, y compris Sant\u00e9 publique Sudbury et districts, Horizon Sant\u00e9-Nord, le R\u00e9seau ACCESS Network, le p\u00e9nitencier, les pharmacies et les programmes pour les Autochtones.<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont indiqu\u00e9, dans une proportion de 74,7 %, qu\u2019elles avaient particip\u00e9 \u00e0 un programme de pharmacoth\u00e9rapie au cours de leur vie. Et 60,0 % d\u2019entre elles ont mentionn\u00e9 qu\u2019elles avaient particip\u00e9 \u00e0 un programme de d\u00e9sintoxication.<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues avaient, dans une proportion de 46,3 %, particip\u00e9 \u00e0 un programme de pharmacoth\u00e9rapie au cours des six mois pr\u00e9c\u00e9dents.<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues avaient, dans une proportion de 43,7 %, particip\u00e9 \u00e0 un programme de d\u00e9sintoxication au cours des six mois pr\u00e9c\u00e9dents.<\/li>\n<li>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues avaient, dans une proportion de 29,5 %, tent\u00e9 d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 des programmes de traitement, mais sans succ\u00e8s.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><sup>iii\u00a0<\/sup>La mesure de faible revenu apr\u00e8s imp\u00f4t (MFR-ApI) est un pourcentage fixe (50 %) de la m\u00e9diane du revenu apr\u00e8s imp\u00f4t rajust\u00e9 du m\u00e9nage observ\u00e9e au niveau des personnes, o\u00f9 \u00ab rajust\u00e9 \u00bb indique que les besoins du m\u00e9nage sont pris en consideration.<\/em><\/p>\n<p><em><sup>iv\u00a0<\/sup>La naloxone peut contrer temporairement les effets d\u2019une surdose d\u2019opio\u00efdes, laquelle peut faire en sorte qu\u2019une personne cesse de respirer.<\/em><\/p>\n<h2>N\u00e9cessit\u00e9 de services de consommation supervis\u00e9e<\/h2>\n<p>L\u2019\u00e9tude avait pour principal objectif de d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 de SCS dans le Grand Sudbury. Les r\u00e9sultats qui suivent d\u00e9crivent des aspects de cette n\u00e9cessit\u00e9 du point de vue des personnes qui s\u2019injectent des drogues, des parties prenantes cl\u00e9s et des citoyens et citoyennes du Grand Sudbury.<\/p>\n<p>Parmi les indicateurs de la n\u00e9cessit\u00e9 de SCS, il peut y avoir l\u2019existence d\u2019un groupe important de personnes qui s\u2019injectent des drogues, des m\u00e9thodes d\u2019injection non s\u00e9curitaires, des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs consid\u00e9rables comme des surdoses, des visites au service des urgences et des hospitalisations, une incidence sur les services d\u2019urgence et l\u2019application de la loi, les services actuels d\u2019aide \u00e0 la r\u00e9duction des m\u00e9faits, comme les programmes d\u2019\u00e9change de seringues qui peuvent compl\u00e9menter les SCS, les lacunes au chapitre des solutions de soutien et d\u2019orientation, et les effets sur les plans social et familial de la consommation de drogues par injection<sup>1-4<\/sup>.<\/p>\n<h3>Consommation de drogues dans la Ville du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Il existe d\u00e9j\u00e0 des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits dans la Ville du Grand Sudbury, y compris la distribution de seringues et de naloxone. La distribution de seringues est demeur\u00e9e constante de 2013 \u00e0 2016. Elle s\u2019\u00e9tablit \u00e0 environ 500 000 unit\u00e9s par ann\u00e9e. En 2018, cependant, le nombre de seringues distribu\u00e9es a augment\u00e9 sensiblement pour passer \u00e0 1,5 million<sup>1<\/sup>. Depuis juillet 2018, le personnel de Sant\u00e9 publique Sudbury et districts a form\u00e9 413 personnes de 63 organismes communautaires \u00e0 l\u2019administration de la naloxone<sup>2<\/sup>. En 2019, Sant\u00e9 publique Sudbury et districts a distribu\u00e9 un total de 6958 trousses et recharges de naloxone \u00e0 des organismes communautaires, alors que le R\u00e9seau ACCESS Network et les pharmacies en ont distribu\u00e9 respectivement 3052 et 6438 de plus<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<blockquote><p>1,5 million<br \/>\nde seringues ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9es dans la Ville du Grand Sudbury en 2018.<\/p><\/blockquote>\n<p>Bien qu\u2019il existe d\u00e9j\u00e0 des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits dans le Grand Sudbury, les effets qu\u2019a, sur la sant\u00e9, la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues sont consid\u00e9rables et croissants<sup>1<\/sup>. La proportion de personnes qui ont d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 des substances illicites dans Sudbury et districts (53,6 %) est nettement plus \u00e9lev\u00e9e que dans\u00a0toute la population de l\u2019Ontario (40,6 %)<sup>2<\/sup>. D\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es de l\u2019Enqu\u00eate sur la sant\u00e9 dans les collectivit\u00e9s canadiennes pour la p\u00e9riode allant de 2015 \u00e0 2017, il est estim\u00e9 qu\u2019en 2019, 1817 (IC \u00e0 95 %; 840 \u2014 2795) adultes du Grand Sudbury ont consomm\u00e9 des drogues illicites (comme de la coca\u00efne, des amph\u00e9tamines, des opio\u00efdes ou des hallucinog\u00e8nes), \u00e0 l\u2019exception de ceux qui consomment du cannabis<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<h6>Figure 1 : Personnes ayant essay\u00e9 des substances illicites dans la r\u00e9gion de Sudbury et districts et en Ontario (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-1.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-1.png\" alt=\"Personnes ayant essay\u00e9 des substances illicites dans la r\u00e9gion de Sudbury et districts et en Ontario (%)\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<p>En 2018, selon les taux pour 1000 habitants, le secteur de Sudbury et districts se classait douzi\u00e8me dans la province au chapitre des visites au service des urgences li\u00e9es aux opio\u00efdes, septi\u00e8me \u00e0 celui des d\u00e9c\u00e8s dont le rapport avec les opio\u00efdes a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9, et dixi\u00e8me \u00e0 celui des hospitalisations<sup>1<\/sup>. La m\u00eame ann\u00e9e, le territoire de Sant\u00e9 publique Sudbury et districts se classait onzi\u00e8me parmi les secteurs de bureau de sant\u00e9 pour les opio\u00efdes prescrits dans la population en g\u00e9n\u00e9ral et les nouvelles prescriptions d\u2019opio\u00efdes, avec un taux de 140,6 pour 1000 habitants<sup>2<\/sup>. Dans Sudbury et districts, 199 d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux opio\u00efdes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s de 2010 \u00e0 2018<sup>3<\/sup>.<\/p>\n<blockquote><p>199<br \/>\nd\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux opio\u00efdes entre 2010 and 2018 dans la r\u00e9gion de Sudbury et districts.<\/p><\/blockquote>\n<p>La fr\u00e9quence des appels \u00e0 des services m\u00e9dicaux d\u2019urgence (SMU) pour une personne soup\u00e7onn\u00e9e d\u2019avoir fait une surdose d\u2019opio\u00efdes \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e en 2019 (n=468) qu\u2019en 2018 (n=200), et avait augment\u00e9 de mois en mois<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>Le nombre de d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 des surdoses d\u2019opio\u00efdes dans Sudbury et districts s\u2019est accru en 2019, car le nombre enregistr\u00e9 pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e (28) correspondait \u00e0 celui constat\u00e9 pour toute l\u2019ann\u00e9e 2017 (34) ou 2018 (32)<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>La toxicit\u00e9 et les d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux opio\u00efdes touchent disproportionnellement les populations autochtones de l\u2019Ontario, et influent encore plus sur celles qui vivent hors communaut\u00e9 de Premi\u00e8re Nation<sup>1<\/sup>. Selon des donn\u00e9es r\u00e9centes, le taux de toxicit\u00e9 li\u00e9e aux opio\u00efdes (pour les visites au service des urgences et les hospitalisations) est presque 4,5 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les Autochtones vivant hors communaut\u00e9 de Premi\u00e8re Nation et presque 2,5 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les Autochtones vivant au sein d\u2019une communaut\u00e9 de Premi\u00e8re Nation que celui enregistr\u00e9 au sein de la population en general<sup>2<\/sup>. En outre, le taux de mortalit\u00e9 li\u00e9 aux opio\u00efdes est 4,25 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les Autochtones hors communaut\u00e9 de Premi\u00e8re Nation et 2,25 fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les Autochtones en communaut\u00e9 de Premi\u00e8re Nation que dans la population en general<sup>3<\/sup>. Selon ces donn\u00e9es, les plus grandes iniquit\u00e9s s\u2019observent dans un contexte de colonisation, de traumatisme historique et actuel et de racisme syst\u00e9mique. Les communaut\u00e9s des Premi\u00e8res Nations risquent davantage d\u2019\u00eatre touch\u00e9es par la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9 li\u00e9es aux opio\u00efdes en raison des effets interg\u00e9n\u00e9rationnels du colonialisme, y compris les pensionnats indiens et l\u2019\u00e9rosion historique de leur culture<sup>4<\/sup>.<\/p>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<h4>Conditions de vie<\/h4>\n<p>La grande majorit\u00e9 des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage (91,6 %) vivaient dans le Grand Sudbury. Sur le plan du logement, 43,4 % ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019au cours des six derniers mois, elles vivaient surtout dans leur maison, leur appartement, ou encore celle ou celui de leur partenaire; 12,7 % ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles vivaient l\u00e0 o\u00f9 les gens se r\u00e9unissent pour consommer des drogues (p. ex., une fumerie de crack), 38,0 % des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 sans abri au cours des six derniers mois.<\/p>\n<p>Les deux tiers des personnes r\u00e9pondantes (67,4 %) vivaient sous le seuil de pauvret\u00e9 ou de faible revenu (r\u00e9parties, 38,4 % avaient gagn\u00e9 moins de 10000 $ l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente et 29, 0 % aaient gagn\u00e9 entre 10000 $ et 19999 $), alors que 11,6 % avaient gagn\u00e9 entre 20000 $ et 29999 $; et seulement 9,0 % avaient gagn\u00e9 30000 $ ou plus. De plus, 8,9 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir un emploi r\u00e9gulier, 11,0 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir un emploi temporaire ou travailler \u00e0 leur compte. La source de revenus la plus courante \u00e9tait Ontario au travail (OAT) (42,6 %). Venaient ensuite le Programme ontarien de soutien aux personnes handicap\u00e9es (POSPH) (38,9 %) et les remboursements de TPS (14,7 %). Certaines personnes r\u00e9pondantes ont d\u00e9clar\u00e9 une activit\u00e9 criminelle comme source de revenus : vente de drogues (21,6 %), vol (16,3 %), commerce du sexe, vente de cigarettes ou de tabac ou autres activit\u00e9s criminelles (9,5 %).<\/p>\n<h4>Consommation de drogues<\/h4>\n<p>L\u2019\u00e2ge moyen auquel les personnes r\u00e9pondantes avaient commenc\u00e9 \u00e0 consommer des drogues \u00e9tait de 22 ans (sur une \u00e9chelle de 9 \u00e0 40 ans) (parmi les 93 personnes qui ont r\u00e9pondu \u00e0 la question).<\/p>\n<p>Les personnes r\u00e9pondantes qui s\u2019injectaient des drogues le faisaient souvent. Pr\u00e8s des deux tiers (66,8 %) ont d\u00e9clar\u00e9 consommer des drogues par injection chaque jour (43,2 %) ou chaque semaine (23,7 %), tandis que les autres ont indiqu\u00e9 en consommer au plus chaque mois (24,2 %). En moyenne, chez celles qui ont pr\u00e9cis\u00e9 le nombre de fois o\u00f9 elles s\u2019injectaient des drogues pendant une journ\u00e9e (n=105), 94, 3 % le faisaient plusieurs fois ; et seulement 5,7 % le faisaient une fois. Les autres ont mentionn\u00e9 le faire en moyenne trois fois par jour (10,5 %), quatre fois (9,5 %), cinq fois (11,4 %) ou plus de 10 fois par jour (22,0 %).<\/p>\n<h4>Types de drogues consomm\u00e9s<\/h4>\n<p>Dans le Grand Sudbury, les personnes qui consomment des drogues optent pour divers types. La coca\u00efne est la plus courante. Les autres drogues de choix sont les \u00ab hydros \u00bb (p. ex., l\u2019hydromorphone, le Contin et la dilaudide), le crack, l\u2019h\u00e9ro\u00efne, le fentanyl, la morphine, les amph\u00e9tamines, la m\u00e9thamph\u00e9tamine en cristaux et les \u00ab speedballs \u00bb. Dans l\u2019ensemble, les opio\u00efdes sont l\u00e9g\u00e8rement plus consomm\u00e9s que les stimulants.<\/p>\n<h6>Tableau 1 : Drogues les plus souvent inject\u00e9es au cours des six derniers mois (il \u00e9tait possible de fournir plusieurs r\u00e9ponses)<\/h6>\n<div id=\"tablepress-1773_wrapper\" class=\"dataTables_wrapper no-footer\">\n<div id=\"tablepress-1773_length\" class=\"dataTables_length\"><label>Afficher\u00a0<br \/>\n10<br \/>\n25<br \/>\n50<br \/>\n100<br \/>\n\u00a0\u00e9l\u00e9ments<\/label><\/div>\n<div id=\"tablepress-1773_filter\" class=\"dataTables_filter\"><label>Rechercher:<\/label><\/div>\n<table id=\"tablepress-1773\" class=\"tablepress tablepress-id-1773 dataTable no-footer\" role=\"grid\" aria-describedby=\"tablepress-1773_info\">\n<thead>\n<tr class=\"row-1 odd\" role=\"row\">\n<th id=\"tablepress-0-col-0\" class=\"column-1 sorting\" colspan=\"1\" rowspan=\"1\" scope=\"col\" aria-controls=\"tablepress-1773\" aria-label=\"Classification\ndes drogues: activer pour trier la colonne par ordre croissant\">Classification<br \/>\ndes drogues<\/th>\n<th id=\"tablepress-0-col-1\" class=\"column-2 sorting\" colspan=\"1\" rowspan=\"1\" scope=\"col\" aria-controls=\"tablepress-1773\" aria-label=\"Drogue: activer pour trier la colonne par ordre croissant\">Drogue<\/th>\n<th id=\"tablepress-0-col-2\" class=\"column-3 sorting\" colspan=\"1\" rowspan=\"1\" scope=\"col\" aria-controls=\"tablepress-1773\" aria-label=\"Fr\u00e9quence: activer pour trier la colonne par ordre croissant\">Fr\u00e9quence<\/th>\n<th id=\"tablepress-0-col-3\" class=\"column-4 sorting\" colspan=\"1\" rowspan=\"1\" scope=\"col\" aria-controls=\"tablepress-1773\" aria-label=\"Proportion: activer pour trier la colonne par ordre croissant\">Proportion<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody class=\"row-hover\">\n<tr class=\"row-2 even\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\">Opio\u00efdes<\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">\u00ab Hydros \u00bb<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">62<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">32.6%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-3 odd\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">H\u00e9ro\u00efne<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">44<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">23.2%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-4 even\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">Fentanyl<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">38<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">20.0%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-5 odd\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">Morphine<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">26<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">13.7%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-6 even\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">M\u00e9thadone (prescrite)<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">9<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">4.7%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-7 odd\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">Percocet<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">6<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">3.2%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-8 even\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">Oxy Neo<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">5<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">2.6%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-9 odd\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">Oxycodone<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">4<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">2.1%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-10 even\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\">M\u00e9thadone (non prescrite)<\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\">3<\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\">1.6%<\/td>\n<\/tr>\n<tr class=\"row-11 odd\">\n<td class=\"column-1\" headers=\"tablepress-0-col-0\"><\/td>\n<td class=\"column-2\" headers=\"tablepress-0-col-1\"><strong>Total<\/strong><\/td>\n<td class=\"column-3\" headers=\"tablepress-0-col-2\"><strong>197<\/strong><\/td>\n<td class=\"column-4\" headers=\"tablepress-0-col-3\"><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<div id=\"tablepress-1773_info\" class=\"dataTables_info\" role=\"status\" aria-live=\"polite\">Affichage des \u00e9l\u00e9ments 1 \u00e0 10 sur 21 \u00e9l\u00e9ments<\/div>\n<div id=\"tablepress-1773_paginate\" class=\"dataTables_paginate paging_simple\"><a id=\"tablepress-1773_previous\" class=\"paginate_button previous disabled\" aria-controls=\"tablepress-1773\" data-dt-idx=\"0\"><\/a>Pr\u00e9c\u00e9dent<a id=\"tablepress-1773_next\" class=\"paginate_button next\" aria-controls=\"tablepress-1773\" data-dt-idx=\"1\"><\/a>Suivant<\/div>\n<\/div>\n<h4>Drogues m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 d\u2019autres substances<\/h4>\n<p>Les drogues m\u00e9lang\u00e9es ou \u00ab coup\u00e9es \u00bb avec d\u2019autres substances peuvent repr\u00e9senter un risque, car la personne qui consomme la substance peut avoir une r\u00e9action inattendue ou ind\u00e9sirable. La plupart des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage, soit 85,2 %, ont indiqu\u00e9 qu\u2019elles avaient consomm\u00e9 une drogue qu\u2019elles croyaient coup\u00e9e d\u2019une autre substance. Parmi elles, 88,1 % croyaient l\u2019avoir fait au cours des six derniers mois.<\/p>\n<h4>Cas de surdose<\/h4>\n<p>Dans le Grand Sudbury, il arrive couramment que les personnes qui s\u2019injectent des drogues fassent une surdose accidentelle. Parmi les personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage, plus de la moiti\u00e9 (53,7 %) a d\u00e9clar\u00e9 avoir fait une surdose au cours de sa vie, et 58,8 % en avaient fait au moins une au cours des six derniers mois. La plupart (84,3 %) des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui avaient fait une surdose se trouvaient avec d\u2019autres personnes \u00e0 ce moment-l\u00e0 : un partenaire intime (36,3 %), un ami proche (29,4 %), une simple connaissance (19,6 %) ou une personne \u00e9trang\u00e8re (17,6 %). En ce qui touche l\u2019endroit, 41,2 % des surdoses \u00e9taient survenues au domicile, 19,6 % s\u2019\u00e9taient produites chez un ami, et 11,8 % avaient eu lieu dans la rue (une ruelle, l\u2019embrasure d\u2019une porte, etc.).<\/p>\n<p>Parmi les personnes r\u00e9pondantes qui avaient fait une surdose au cours de leur vie, 84,3 % ont d\u00e9clar\u00e9 avoir re\u00e7u de l\u2019aide, alors que 15,7 % n\u2019en avaient re\u00e7u aucune. Plus de la moiti\u00e9 (54,9 %) ont d\u00e9clar\u00e9 que quelqu\u2019un avait appel\u00e9 une ambulance, et parmi elles, 76,8 % avaient \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9es \u00e0 l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s des deux tiers des personnes qui s\u2019injectent des drogues (61,2 %) avaient administr\u00e9 de la naloxone \u00e0 quelqu\u2019un qui faisait une surdose, et la plupart l\u2019avaient fait plusieurs fois.<\/p>\n<h3>M\u00e9thodes d\u2019injection<\/h3>\n<h4>Acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel et \u00e0 des seringues st\u00e9riles<\/h4>\n<p>Lorsqu\u2019il s\u2019agit de consommer des drogues par injection, r\u00e9utiliser et partager des seringues augmente le risque de contracter des infections transmissibles par le sang<sup>93<\/sup>. Le fait que des personnes aient d\u00e9clar\u00e9 avoir r\u00e9utilis\u00e9 ou partag\u00e9 du mat\u00e9riel signifie peut-\u00eatre qu\u2019un acc\u00e8s \u00e0 une source fiable de mat\u00e9riel st\u00e9rile, ce que pourrait offrir un SCS, s\u2019impose. Environ les trois quarts des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage (71,1 %) ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elles avaient r\u00e9utilis\u00e9 une seringue (reportez-vous \u00e0 la figure 2 pour conna\u00eetre la fr\u00e9quence de r\u00e9utilisation).<\/p>\n<h6>Figure 2 : Fr\u00e9quence de r\u00e9utilisation de seringues ( parmi les personnes qui en r\u00e9utilisent) (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-2.png\" alt=\"Fr\u00e9quence de r\u00e9utilisation de seringues ( parmi les personnes qui en r\u00e9utilisent) (%)\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<p>De plus, le tiers des personnes r\u00e9pondantes (32,6 %) ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles avaient utilis\u00e9 une seringue qu\u2019une autre personne avait d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9e. Plus du tiers d\u2019entre elles (38,4 %) ont mentionn\u00e9 qu\u2019elles avaient utilis\u00e9 d\u2019autre mat\u00e9riel d\u2019injection usag\u00e9 (coton, filtre, cuill\u00e8re, cuiseur), et 36,3 % ont dit qu\u2019elles avaient utilis\u00e9 de l\u2019eau provenant d\u2019une flaque ou une autre source d\u2019eau non st\u00e9rile.<\/p>\n<p>Plus des trois quarts (80,5 %) des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage avaient obtenu des seringues st\u00e9riles d\u2019un ami, 76,4 % avaient recouru \u00e0 un programme local de distribution de seringues, 75,3 % avaient obtenu des seringues st\u00e9riles aupr\u00e8s d\u2019un travailleur ou d\u2019une travailleuse ou d\u2019un service de proximit\u00e9, et 64,2 % en avaient obtenu de leur fournisseur ou dans la rue.<\/p>\n<p>Cependant, plus du tiers (36,3 %) a r\u00e9pondu avoir eu du mal \u00e0 se procurer assez de seringues st\u00e9riles aupr\u00e8s d\u2019un fournisseur de services pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins. La moiti\u00e9 (51,0 %) ont signal\u00e9 qu\u2019\u00e0 une occasion, elles avaient voulu consommer des drogues, mais ignoraient o\u00f9 se procurer une seringue st\u00e9rile.<\/p>\n<h4>Contextes d\u2019injection de drogues<\/h4>\n<p>L\u2019injection en public d\u00e9montre peut-\u00eatre qu\u2019un espace s\u00e9curitaire d\u00e9sign\u00e9 s\u2019impose.<sup>1-3<\/sup>&gt;. Les trois quarts (75 %) des personnes r\u00e9pondantes ont d\u00e9clar\u00e9 s\u2019\u00eatre inject\u00e9 des drogues en public, \u00e0 diverses fr\u00e9quences, comme le montre la figure 3.<\/p>\n<h6>Figure 3 : Fr\u00e9quence d\u2019injection de drogues en public (parmi les personnes qui l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 fait) (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-3.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-3.png\" alt=\"Fr\u00e9quence d\u2019injection de drogues en public (parmi les personnes qui l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 fait) (%)\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<p>En ce qui touche les motifs d\u2019injection en public, le tiers (35,3 %) ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles s\u2019injectaient des drogues en public parce que c\u2019\u00e9tait commode, 25,0 % ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient trop loin de leur domicile, et 38,0 % des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient sans abri au cours des six derniers mois.<br \/>\nL\u2019injection de drogues en solo augmente le risque de cons\u00e9quences ind\u00e9sirables, et l\u2019injection avec d\u2019autres personnes peut att\u00e9nuer le risque, en particulier celui d\u2019une surdose.50 La grande majorit\u00e9 (83,2 %) a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait inject\u00e9 des drogues en solo, \u00e0 diverses fr\u00e9quences : toujours = 18,4 %, habituellement (&gt;75 % du temps)\u00a0= 33,5 %, parfois (de 26,0 \u00e0 74,0 % du temps) = 21,5 %, ou occasionnellement (&lt;25 % du temps) = 23,4 %. En ce qui touche les raisons de s\u2019injecter des drogues en compagnie d\u2019autres personnes, la moiti\u00e9 (49,5 %) a admis avoir eu besoin d\u2019aide, \u00e0 diverses fr\u00e9quences : toujours = 16,0 %, habituellement (&gt;75 % du temps)\u00a0= 9,6 %, parfois (de 26,0 \u00e0 74,0 % du temps) = 23,4 %, ou occasionnellement (&lt;25 % du temps) = 43,6 %. Les personnes r\u00e9pondantes ont dit l\u2019avoir aussi fait, notamment, parce qu\u2019elles ne pouvaient trouver une veine elles-m\u00eames (21,6 %),\u00a0qu\u2019elles ignoraient comment s\u2019y prendre (9,5 %) ou qu\u2019elles pr\u00e9f\u00e9raient qu\u2019une autre personne s\u2019en charge (7,9 %).<\/p>\n<h4>Maladies infectieuses et probl\u00e8mes de sant\u00e9 li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues<\/h4>\n<p>La consommation de drogues, en particulier par injection, pr\u00e9sente un risque de maladie infectieuse si le mat\u00e9riel est r\u00e9utilis\u00e9 ou partag\u00e9<sup>2-5<\/sup>. Le d\u00e9pistage de maladie et l\u2019orientation vers un traitement sont des services importants qui pourraient \u00eatre offerts\u00a0par le SCS.1 Parmi les personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage, plus de la moiti\u00e9 (55,5 %) avait pass\u00e9 un test de d\u00e9pistage du VIH au cours des six derniers mois. Parmi elles, six avaient re\u00e7u un r\u00e9sultat positif, et de ces six, cinq recevaient un traitement. Plus de la moiti\u00e9 (54,7 %) avait pass\u00e9 un test de d\u00e9pistage de l\u2019h\u00e9patite C au cours des six derniers mois; et parmi elles, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (45,2 %)\u00a0avait contract\u00e9 la maladie, et plus de la moiti\u00e9 (55,3 %) ne se faisait pas traiter.<\/p>\n<p>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont aussi d\u00e9clar\u00e9 d\u2019autres probl\u00e8mes de sant\u00e9 qui exigeaient un traitement. Il s\u2019agissait notamment de sympt\u00f4mes de sevrage (20,0 %), de probl\u00e8mes pulmonaires (6,8 %), d\u2019abc\u00e8s (6,3 %), de blessures (6,3 %), de d\u00e9pression ou de psychose (6,3 %), de probl\u00e8mes gastro-intestinaux (4,7 %), de probl\u00e8mes de foie (4,7 %) et d\u2019infections du sang (3,1 %).<\/p>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<h4>Consommation de drogues : Incidence sur la sant\u00e9 des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h4>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont indiqu\u00e9 une incidence accrue de graves probl\u00e8mes de sant\u00e9, y compris de gros abc\u00e8s, d\u2019infections du sang, de septic\u00e9mie et de probl\u00e8mes cardiaques, chez les personnes qui s\u2019injectent des drogues. Des r\u00e9percussions sur les services m\u00e9dicaux et d\u2019urgence ont aussi \u00e9t\u00e9 not\u00e9es, car les taux de personnes ayant acc\u00e8s aux services hospitaliers ou d\u2019intervention en cas d\u2019urgence sont \u00e9lev\u00e9s. De plus, les personnes qui s\u2019injectent des drogues peuvent n\u00e9gliger ou \u00eatre incapables de choisir des aliments sains et nutritifs si elles d\u00e9pensent de l\u2019argent pour acheter des drogues et ne vivent pas dans des conditions favorables.<\/p>\n<p>Les fournisseurs de services ont indiqu\u00e9 un manque de ressources en sant\u00e9 mentale, comme des services d\u2019autosoins ou \u00e0 l\u2019estime de soi, la gestion des cas et les longues listes d\u2019attente pour consulter un ou une psychiatre. Certains estimaient que des personnes consomment des drogues pour soulager des sympt\u00f4mes de maladie mentale parce qu\u2019elles n\u2019ont pas acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres solutions de traitement. Par ailleurs, la stigmatisation, l\u2019oppression, la marginalisation et les mauvais traitements dont font l\u2019objet les personnes qui s\u2019injectent des drogues peuvent les amener \u00e0 se cacher et \u00e0 consommer seules. Ils ont parl\u00e9 de probl\u00e8mes simultan\u00e9s de sant\u00e9 mentale ou de traumatismes sous-jacents, lesquels exigent de l\u2019aide, y compris de l\u2019h\u00e9bergement. En particulier, ils ont mentionn\u00e9 que les Autochtones ont besoin d\u2019autres services pour s\u2019attacher aux traumatismes dus au racisme historique ou actuel, au colonialisme et aux \u00ab rafles des ann\u00e9es 1960 \u00bb. Les\u00a0personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui souffrent d\u2019une maladie mentale sont souvent admises en psychiatrie parce qu\u2019elles ne r\u00e9pondent pas aux attentes de la population et qu\u2019elles causent des probl\u00e8mes dans la communaut\u00e9.<\/p>\n<h4>Consommation de drogues : Incidence sur la population, les ressources et les services<\/h4>\n<p>Selon les fournisseurs de soins de sant\u00e9, les services des urgences constituent le principal point d\u2019acc\u00e8s aux services, mais les h\u00f4pitaux n\u2019offrent pas d\u2019endroits qui permettraient de fournir une r\u00e9ponse holistique aux besoins des personnes qui s\u2019injectent des drogues. Sans soutien suppl\u00e9mentaire en cas de crise, ou capacit\u00e9 de diriger les gens vers des programmes de traitement des d\u00e9pendances, les soins d\u2019urgence aigus m\u00e8nent \u00e0 une \u00ab porte tournante \u00bb, o\u00f9 les consommateurs ne re\u00e7oivent pas de soutien et de soins de suivi apr\u00e8s avoir re\u00e7u leur cong\u00e9. Ces derniers sont aussi confront\u00e9s \u00e0 d\u2019autres obstacles apr\u00e8s leur sortie de l\u2019h\u00f4pital, particuli\u00e8rement en ce qui touche le transport, l\u2019habillement et les moyens de garantir leur approvisionnement en nourriture. On estimait que ces services ne sont pas offerts assez t\u00f4t pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues, \u00e9tant donn\u00e9 que certaines ne se mettent en relation avec les institutions qu\u2019au seuil de la mort.<\/p>\n<p>Selon les autorit\u00e9s polici\u00e8res, la consommation de drogues exerce des pressions suppl\u00e9mentaires sur les services sociaux, la police, les services param\u00e9dicaux et les h\u00f4pitaux. La police se fait appeler deux ou trois fois par semaine pour \u00e9liminer des seringues et dans le cas de sorties d\u2019ambulance li\u00e9es \u00e0 des blessures ou \u00e0 des surdoses. L\u2019incidence de vagabondage et de dommages aux biens augmente. Et lorsque des travailleurs et travailleuses des SMU et des policiers ou polici\u00e8res doivent se pr\u00e9senter sur les lieux d\u2019une surdose, ils ne peuvent r\u00e9pondre aux autres besoins communautaires.<\/p>\n<p>La question des seringues jet\u00e9es et de la consommation visible de drogues a des r\u00e9percussions sur la population. Les personnes qui s\u2019injectent des drogues consomment celles-ci dans des endroits non s\u00e9curitaires et non hygi\u00e9niques, au centre-ville. Les endroits o\u00f9 elles peuvent aller sont limit\u00e9s, \u00e9tant donn\u00e9 que la plupart des services, comme les refuges, interdisent la consommation de drogues. Les seringues jet\u00e9es dans les lieux publics tels que les parcs et les trottoirs pr\u00e9sentent des risques pour les citoyens et citoyennes. Exposer les enfants \u00e0 la consommation de drogues et aux seringues jet\u00e9es risque de causer des blessures et de rendre normale la consommation de drogues par injection en public et de les d\u00e9sensibiliser \u00e0 cette pratique. Les personnes qui semblent intoxiqu\u00e9es dans les lieux publics causent des inqui\u00e9tudes \u00e0 la population et aux propri\u00e9taires d\u2019entreprise. Ceux du centre-ville d\u00e9plorent une perte de client\u00e8le due \u00e0 la consommation visible de drogues.<\/p>\n<p>Les parties prenantes ont parl\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 accrue de mesures de s\u00e9curit\u00e9 dans les immeubles d\u2019habitation du centre-ville pour que les personnes ne s\u2019injectent pas de drogues dans les corridors, les cages d\u2019escalier et les halls d\u2019entr\u00e9e, en particulier l\u2019hiver. Toujours selon eux, les locataires ont peur d\u2019aller derri\u00e8re leur immeuble d\u2019habitation parce qu\u2019ils craignent que les personnes qui s\u2019injectent des drogues deviennent agressives. Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que l\u2019\u00e9limination inad\u00e9quate des seringues peut \u00eatre due \u00e0 des conditions de mise en libert\u00e9 sous caution et de la crainte d\u2019avoir sur soi des seringues ou des drogues.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que le Grand Sudbury est si vaste qu\u2019il est difficile de mesurer le besoin. Le probl\u00e8me n\u2019est pas limit\u00e9 au centre-ville. Dans les communaut\u00e9s p\u00e9riph\u00e9riques, en\u00a0particulier le secteur de la \u00ab vall\u00e9e \u00bb (y compris les localit\u00e9s comme Hanmer et Valley East), le service de police recevrait de 6 \u00e0 12 appels par mois pour des seringues jet\u00e9es.<\/p>\n<h3>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Certaines personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population estimaient que les services augmenteraient la pr\u00e9valence de consommation de drogues et ne diminueraient en rien les besoins. Certaines consid\u00e9raient qu\u2019il fallait surtout augmenter les solutions de traitement. D\u2019autres soulignaient que les SCS correspondent aux politiques et aux pratiques exemplaires de soins de sant\u00e9 fond\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes, et que ces services r\u00e9duisent le nombre de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues et diminuent le nombre de surdoses d\u2019opio\u00efdes et de visites \u00e0 l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>Du point de vue de la s\u00e9curit\u00e9 publique, les citoyens et citoyennes ont parl\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019attacher \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019opio\u00efdes et d\u2019emp\u00eacher que les seringues usag\u00e9es soient jet\u00e9es. Certaines personnes estimaient que des SCS auraient d\u00fb \u00eatre instaur\u00e9s il y a longtemps, \u00e0 Sudbury.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Si cette zone de consommation d\u00e9sign\u00e9e \u00e9tait cr\u00e9\u00e9e, les gens ne seraient plus tent\u00e9s de consommer des drogues dans les autres secteurs de la ville, et les autres citoyens et citoyennes seraient ainsi plus en s\u00e9curit\u00e9. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : n\u00e9cessit\u00e9<\/h3>\n<p>Les m\u00e9faits pour la sant\u00e9 qui sont li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues par injection sont consid\u00e9rables et croissants. Dans le Grand Sudbury, les personnes qui s\u2019injectent des drogues continuent de courir divers risques sur le plan social et celui de la sant\u00e9, malgr\u00e9 l\u2019existence de certains services d\u2019aide \u00e0 la r\u00e9duction des m\u00e9faits. La consommation de drogues exerce des pressions sur les services sociaux, la police, les services param\u00e9dicaux et les h\u00f4pitaux. En g\u00e9n\u00e9ral, les citoyens et citoyennes ont soulev\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019attacher davantage \u00e0 la consommation de drogues et aux questions connexes dans notre communaut\u00e9.<\/p>\n<h2>Faisabilit\u00e9 de services de consommation supervis\u00e9e pour la client\u00e8le potentielle, les fournisseurs de services locaux et la population<\/h2>\n<p>Les personnes qui participaient \u00e0 l\u2019\u00e9tude devaient donner leur avis sur les conditions qui rendraient les services de consommation supervis\u00e9e (SCS) acceptables. Des questions sur la prestation des services, la capacit\u00e9 des sites et leur utilisation ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es pour mieux orienter la mise en place possible de SCS pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues dans le Grand Sudbury.<\/p>\n<h4>Faisabilit\u00e9 de services de consommation supervis\u00e9e<\/h4>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<p>Lorsque les personnes qui s\u2019injectent des drogues devaient tout d\u2019abord indiquer si elles avaient d\u00e9j\u00e0 entendu parler de SCS avant l\u2019\u00e9tude, seulement 59,5 % ont r\u00e9pondu que c\u2019\u00e9tait le cas. Apr\u00e8s avoir appris en quoi consistaient les SCS, les personnes participantes devaient pr\u00e9ciser \u00e0 quelle fr\u00e9quence elles utiliseraient le site de consommation supervis\u00e9e. La plupart des personnes qui s\u2019injectent des drogues, soit 89,0 %, ont\u00a0r\u00e9pondu qu\u2019elles seraient dispos\u00e9es \u00e0 recourir \u00e0 ce genre de service, et seulement 4,7 %\u00a0ont r\u00e9pondu qu\u2019elles n\u2019y recourraient jamais, comme le montre la figure 4.<\/p>\n<h6>Figure 4 : Volont\u00e9 de recourir \u00e0 des SCS (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-4.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-4.png\" alt=\"Volont\u00e9 de recourir \u00e0 des SCS (%)\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<h3>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Pr\u00e8s des deux tiers des citoyens et citoyennes qui ont r\u00e9pondu estimaient que des SCS seraient utiles, comme le montre la figure 6. De plus, une analyse plus pouss\u00e9e a permis de d\u00e9montrer que la plupart des inqui\u00e9tudes entourant les SCS \u00e9taient largement exprim\u00e9es par la partie des personnes r\u00e9pondantes qui estimait que ces services ne seraient pas utiles.<\/p>\n<h6>Figure 5 : Est-ce que des SCS seraient utiles ? (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-5.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-5.png\" alt=\"Est-ce que des SCS seraient utiles ? (%)\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<h4>Pr\u00e9f\u00e9rences de conception concernant des services de consommation supervis\u00e9e<\/h4>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<h4>Politiques<\/h4>\n<p>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues devaient indiquer leurs pr\u00e9f\u00e9rences quant aux politiques couramment adopt\u00e9es dans diff\u00e9rents cadres de SCS1 (la proportion\u00a0selon laquelle la politique serait acceptable est indiqu\u00e9e) :<\/p>\n<ul>\n<li>Les personnes pourront devoir s\u2019asseoir et attendre qu\u2019une place se lib\u00e8re (69,4 %).<\/li>\n<li>Les personnes doivent s\u2019inscrire \u00e0 chaque utilisation (67,4 %).<\/li>\n<li>Les personnes doivent avoir un num\u00e9ro de cliente (66,9 %).<\/li>\n<li>Les personnes ne peuvent s\u2019aider mutuellement \u00e0 s\u2019injecter des drogues (66,3 %).<\/li>\n<li>Les personnes ne peuvent partager des drogues (59,9 %).<\/li>\n<li>Les personnes ne peuvent aider \u00e0 pr\u00e9parer les injections (53,6 %).<\/li>\n<li>Des cam\u00e9ras de surveillance sont install\u00e9es pour prot\u00e9ger les utilisateurs (50,0 %).<\/li>\n<li>Il faut pr\u00e9senter une carte d\u2019identit\u00e9 gouvernementale (47,4 %).<\/li>\n<li>Il est interdit de fumer du crack ou de la m\u00e9thamph\u00e9tamine en cristaux (47,0 %).<\/li>\n<li>Il faut vivre dans le quartier (44,5 %).<\/li>\n<li>Les injections sont supervis\u00e9es par un membre qualifi\u00e9 du personnel qui peut r\u00e9agir en cas de surdose (89,0 %).<\/li>\n<li>La p\u00e9riode d\u2019injection est limit\u00e9e \u00e0 30 minutes (79,5 %).<\/li>\n<li>Les personnes doivent rester de 10 \u00e0 15 minutes apr\u00e8s l\u2019injection afin que leur \u00e9tat de sant\u00e9 puisse \u00eatre surveill\u00e9 (77,4 %).<\/li>\n<\/ul>\n<h4>Accessibilit\u00e9<\/h4>\n<p><strong>Distance de marche :\u00a0<\/strong>les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont indiqu\u00e9, dans une proportion de 83,7 %, qu\u2019elles se rendraient sur les lieux \u00e0 pied. Elles seraient g\u00e9n\u00e9ralement dispos\u00e9es \u00e0 marcher plus longtemps l\u2019\u00e9t\u00e9 que l\u2019hiver. Parmi celles qui ont r\u00e9pondu oui, la plupart d\u2019entre elles (28,3 %) ont r\u00e9pondu qu\u2019elles marcheraient jusqu\u2019\u00e0 20 minutes pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, 18,9 % marcheraient pendant 30 minutes, alors que beaucoup ne marcheraient pas plus de 5 (17,6 %) ou de 10 minutes (18,9 %).<\/p>\n<p><strong>Acc\u00e8s par autobus :\u00a0<\/strong>les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont indiqu\u00e9, dans une proportion de 72,6 %, qu\u2019elles prendraient l\u2019autobus pour utiliser les SCS. Elles seraient g\u00e9n\u00e9ralement dispos\u00e9es \u00e0 utiliser les services d\u2019autobus autant l\u2019\u00e9t\u00e9 que l\u2019hiver. Parmi celles qui ont r\u00e9pondu oui, la plupart d\u2019entre elles (26,8 %) ont r\u00e9pondu qu\u2019elles feraient jusqu\u2019\u00e0 20 minutes d\u2019autobus pour se rendre sur les lieux, l\u2019\u00e9t\u00e9, 26,1 % en feraient 30 minutes, 15,2 % seraient dispos\u00e9es \u00e0 en faire plus de 40 minutes, alors que 12,3 % et\u00a017,4 % ne seraient pas dispos\u00e9es \u00e0 en faire plus de 5 minutes ou de 10 minutes.<\/p>\n<p><strong>Horaire :\u00a0<\/strong>les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont indiqu\u00e9, dans une proportion de 53,9 %, que les services offerts le jour (de 8 h \u00e0 16 h) seraient leur premier choix,\u00a0et que ceux du soir (de 16 h \u00e0 minuit) seraient leur second (44,4 %).<\/p>\n<h4>Mod\u00e8le de service et organisation physique<\/h4>\n<p><strong>Intervention de pairs :\u00a0<\/strong>les personnes qui s\u2019injectent des drogues estimaient, dans une proportion de 59,5 %, que des pairs devraient intervenir dans l\u2019exploitation des SCS.<\/p>\n<p><strong>Configuration des lieux :\u00a0<\/strong>elles ont indiqu\u00e9, dans une proportion de 41,1 %, qu\u2019elles\u00a0pr\u00e9f\u00e9reraient des cabines priv\u00e9es, alors que 23,7 % ont r\u00e9pondu qu\u2019elles utiliseraient une aire ouverte compos\u00e9e de tables, de chaises et de bancs.<\/p>\n<p><strong>Analyse de s\u00e9curit\u00e9 des drogues :\u00a0<\/strong>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues consid\u00e9raient que la possibilit\u00e9 d\u2019analyser la s\u00e9curit\u00e9 des drogues est int\u00e9ressante. La plupart d\u2019entre elles, soit 91,6 %, ont r\u00e9pondu qu\u2019elles pourraient attendre les r\u00e9sultats avant de consommer des drogues : 14,5 % pourraient le faire pendant plus de 15 minutes ; 7,8 % pourraient le faire de 10 \u00e0 15 minutes ; 25,3 % pourraient le faire de 5 \u00e0 10 minutes ; alors que 44,0 % ne pourraient le faire que 5 minutes.<\/p>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<h4>Accessibilit\u00e9<\/h4>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe estimaient que les heures d\u2019ouverture des SCS devraient \u00eatre d\u00e9termin\u00e9es en fonction des besoins de la client\u00e8le, et compte tenu de celles des refuges, des tendances saisonni\u00e8res, du moment o\u00f9 les gens re\u00e7oivent leur ch\u00e8que du POSPH ou d\u2019OAT, de l\u2019acc\u00e8s au transport et de l\u2019horaire du personnel.<\/p>\n<h4>Mod\u00e8le de service et organisation physique<\/h4>\n<ul>\n<li>Cr\u00e9er un cadre accueillant o\u00f9 aucun jugement n\u2019est port\u00e9.<\/li>\n<li>Faire en sorte d\u2019encourager une consommation r\u00e9guli\u00e8re sur les lieux, et non en public.<\/li>\n<li>Privil\u00e9gier les m\u00e9thodes de gu\u00e9rison pr\u00f4n\u00e9es par les a\u00een\u00e9s et les gu\u00e9risseurs traditionnels.<\/li>\n<li>\u00c9tablir des liens avec les services sociaux et de sant\u00e9.<\/li>\n<li>Adopter des approches pour que les femmes se sentent \u00e0 l\u2019aise d\u2019acc\u00e9der au site. Par exemple, le soutien par des pairs s\u2019est av\u00e9r\u00e9 une solution fructueuse dans d\u2019autres sites de consommation supervis\u00e9e.<\/li>\n<li>Faire r\u00e9gner un esprit de collaboration, et ne pas fonctionner en silo.<\/li>\n<li>Faire conna\u00eetre et comprendre la d\u00e9pendance afin d\u2019\u00e9liminer la stigmatisation et la honte.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En ce qui touche des mod\u00e8les possibles pr\u00e9cis, voici les points que les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont donn\u00e9 \u00e0 prendre en compte :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Endroit fixe :\u00a0<\/strong>les personnes se rendent d\u00e9j\u00e0 au centre-ville ; la client\u00e8le cr\u00e9e des relations avec le personnel r\u00e9gulier.<\/li>\n<li><strong>SCS mobile :<\/strong>\u00a0l\u2019accessibilit\u00e9 serait meilleure, mais aucun personnel r\u00e9gulier ne permettrait d\u2019\u00e9tablir des relations.<\/li>\n<li><strong>Solution hybride (SCS mobile et endroit fixe) :\u00a0<\/strong>le service serait flexible et permettrait de satisfaire les besoins de la ville et des communaut\u00e9s p\u00e9riph\u00e9riques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont aussi partag\u00e9 des id\u00e9es sur la configuration physique des lieux, en sugg\u00e9rant que le service soit petit, avec peut-\u00eatre huit isoloirs ou cabines \u00e0 trois c\u00f4t\u00e9s. L\u2019espace pourrait offrir des possibilit\u00e9s d\u2019observation, comme des miroirs et une plateforme sur\u00e9lev\u00e9e pour le personnel, ainsi qu\u2019une pi\u00e8ce tranquille ou un espace paisible, et des cases permettant de ranger ses affaires sans devoir r\u00e9pondre \u00e0 des questions.<\/p>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont sugg\u00e9r\u00e9 toute une s\u00e9rie de programmes et de services possibles qui pourraient constituer une partie int\u00e9ressante des SCS, y compris le mat\u00e9riel (p. ex., les seringues), un service de d\u00e9p\u00f4t ou d\u2019\u00e9change de seringues, des consignes sur la mani\u00e8re de s\u2019injecter des drogues de mani\u00e8re ad\u00e9quate ou s\u00e9curitaire, mais aussi une analyse des drogues pour que les utilisateurs sachent ce qu\u2019elles contiennent. Les services de soutien et de recommandation sugg\u00e9r\u00e9s incluaient des services sociaux et de sant\u00e9, un soutien par des pairs, des services cibl\u00e9s (incluant des services aux Autochtones, ax\u00e9s sur les traumatismes interg\u00e9n\u00e9rationnels, et des services aux femmes et aux jeunes), un service de liaison (y compris avec l\u2019Assurance-sant\u00e9 de l\u2019Ontario [OHIP], Ontario au travail, les services alimentaires, les logements abordables et les refuges, les services de sant\u00e9 mentale et de gestion des crises, les services de traitement, les services de gestion du sevrage ou de d\u00e9sintoxication). Les renseignements \u00e0 la population \u00e9taient \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9s comme une partie importante des services fournis par le site de consommation supervis\u00e9e.<\/p>\n<p>Le personnel pourrait inclure des travailleurs sociaux, des infirmi\u00e8res, praticiennes ou non, des m\u00e9decins, du personnel administratif, des gardiens de s\u00e9curit\u00e9, du personnel autochtone, des a\u00een\u00e9s et des gu\u00e9risseurs traditionnels, des pairs mentors et des personnes ayant un v\u00e9cu, des agents de liaison et des b\u00e9n\u00e9voles. Il faudrait qu\u2019il ait d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 aupr\u00e8s de personnes qui s\u2019injectent des drogues; qu\u2019il ait appris les protocoles de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9s; et qu\u2019il sache employer un langage adapt\u00e9 lorsqu\u2019il s\u2019agit de donner des conseils sur les m\u00e9thodes ou les habitudes s\u00e9curitaires d\u2019injection. Le soutien \u00e0 la formation du personnel pourrait inclure de l\u2019aide \u00e0 l\u2019autor\u00e9gulation et aux autosoins concernant la compassion, la fatigue et l\u2019\u00e9puisement; de nouveaux moyens d\u2019att\u00e9nuer les risques de d\u00e9pendance; des mesures de formation tenant compte des traumatismes; et des outils pour cr\u00e9er des rapports solides avec la client\u00e8le.<\/p>\n<h4>Direction et gouvernance<\/h4>\n<p>Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont pr\u00e9cis\u00e9 que la mise en place d\u2019un SCS et la cr\u00e9ation de sa structure de gouvernance devraient \u00eatre pilot\u00e9es par un comit\u00e9 consultatif form\u00e9 de personnes repr\u00e9sentant toutes les parties prenantes, y compris des personnes ayant un v\u00e9cu et des organismes sociaux et de sant\u00e9, et o\u00f9 la repr\u00e9sentation des partenaires autochtones serait garantie. Il a \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019il soit exploit\u00e9 par un organisme de services sociaux financ\u00e9 \u00e0 cette fin et reli\u00e9 \u00e0 un organisme gouvernemental ou de sant\u00e9, dans le domaine hospitalier ou dans ceux du traitement des d\u00e9pendances ou de la sant\u00e9 publique, par exemple.<\/p>\n<h4>\u00c9valuation<\/h4>\n<p>Afin que tout SCS potentiel soit couronn\u00e9 de succ\u00e8s, il faudra que la population intervienne constamment, que l\u2019atteinte des objectifs vis\u00e9s soit expos\u00e9e avec transparence et responsabilit\u00e9, que des progr\u00e8s soient r\u00e9alis\u00e9s, que les inqui\u00e9tudes des personnes qui s\u2019injectent des drogues soient apais\u00e9es et que leurs besoins soient combl\u00e9s. Il faudra aussi que l\u2019efficacit\u00e9 des programmes soit toujours \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<h3>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population avaient aussi des opinions \u00e0 exprimer sur le mod\u00e8le de service, et ils ont sugg\u00e9r\u00e9 de tirer des le\u00e7ons d\u2019autres mod\u00e8les fructueux, comme celui de Vancouver et d\u2019autres villes canadiennes, et de s\u2019inspirer de l\u2019approche du Portugal \u00e0 la d\u00e9criminalisation.<\/p>\n<p>Les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population ont re\u00e7u des explications sur les divers types de SCS qui existent. Voici quelles \u00e9taient leurs pr\u00e9f\u00e9rences (elles pouvaient choisir plusieurs solutions) :<\/p>\n<ul>\n<li>Elles appuyaient l\u2019id\u00e9e d\u2019un site int\u00e9gr\u00e9 qui offrait d\u2019autres services dans une proportion de 62,4 %.<\/li>\n<li>Elles appuyaient l\u2019id\u00e9e d\u2019un service mobile qui pourrait se d\u00e9placer dans toute la ville dans une proportion de 40,2 %.<\/li>\n<li>Elles appuyaient l\u2019id\u00e9e d\u2019un site sp\u00e9cialis\u00e9 sans autres services existants de sant\u00e9 et de r\u00e9duction des m\u00e9faits dans une proportion de 26,4 %.<\/li>\n<li>Elles ignoraient au juste quoi r\u00e9pondre ou ont refus\u00e9 de le faire dans une proportion de 27,3 %.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un peu comme les parties prenantes, certaines des personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population estimaient que les services devraient \u00eatre \u00e9valu\u00e9s rigoureusement par une partie tierce et non biais\u00e9e. Certaines \u00e9taient d\u2019avis que le partage de renseignements contribuerait grandement \u00e0 calmer l\u2019opinion publique, et que le plan de pr\u00e9vention des crimes par la conception environnementale (CPTED) r\u00e9duirait le taux de criminalit\u00e9 sur les lieux.<\/p>\n<p>Les personnes ont indiqu\u00e9 qu\u2019il faudrait porter attention \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sur place et \u00e0 la formation du personnel en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, mais les points de vue divergeaient quant \u00e0 savoir s\u2019il faudrait pr\u00e9voir une pr\u00e9sence polici\u00e8re ou sur la mani\u00e8re de l\u2019int\u00e9grer. Voici quelques-unes des suggestions formul\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9sence de gardiens de s\u00e9curit\u00e9.<\/li>\n<li>Le contr\u00f4le passif de la population cible, au moyen de m\u00e9thodes de s\u00e9curit\u00e9 fermes, pourrait s\u2019av\u00e9rer efficace.<\/li>\n<li>Une pr\u00e9sence polici\u00e8re risquerait de faire fuir la client\u00e8le potentielle d\u2019un site de consommation supervis\u00e9e, et r\u00e9duire ainsi son efficacit\u00e9.<\/li>\n<li>La police ne devrait pas porter d\u2019uniforme, mais sa pr\u00e9sence permettrait de s\u2019attacher aux questions de s\u00e9curit\u00e9.<\/li>\n<li>Aucune pr\u00e9sence polici\u00e8re : elle risquerait d\u2019\u00eatre contre-productive.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population ont sugg\u00e9r\u00e9 des r\u00e8gles et des processus entourant les SCS, y compris des r\u00e8gles de conduite strictes qui seraient appliqu\u00e9es par la police ainsi que des r\u00e8gles sur la vente de drogues dans les environs, et sur l\u2019\u00e9change et l\u2019\u00e9limination des seringues, l\u2019interdiction de consommer dans le secteur et l\u2019id\u00e9e que les entreprises y signalent toute autre consommation dans le secteur. Des panneaux et des avertissements \u00e0 l\u2019intention des pi\u00e9tons ont aussi \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : faisabilit\u00e9<\/h3>\n<p>Les SCS constitueraient une solution faisable pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues, et pour bon nombre des parties prenantes qui travaillent dans le domaine de la r\u00e9duction des m\u00e9faits et dans des sph\u00e8res connexes. L\u2019avis des citoyens et citoyennes est plus mitig\u00e9 quant \u00e0 la mesure dans laquelle les services constituent une solution acceptable, car 59,8 % les consid\u00e8rent comme \u00e9tant utiles. Des d\u00e9tails sur une conception et une mise en oeuvre efficaces ont \u00e9t\u00e9 fournis, et exposaient dans leurs grandes lignes les moyens par lesquels les SCS pourraient r\u00e9pondre aux besoins tout en \u00e9tant adapt\u00e9s aux inqui\u00e9tudes de la population.<\/p>\n<h2>En quoi des services de consommation supervis\u00e9e pourraient-ils \u00eatre utiles ?<\/h2>\n<p>Cette partie avait pour but de d\u00e9terminer la mesure dans laquelle des SCS pourraient \u00eatre utiles, du point de vue des personnes qui s\u2019injectent des drogues, des parties prenantes communautaires et des citoyens et citoyennes.<\/p>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<p>Chez les personnes qui utiliseraient les SCS, le principal avantage \u00e9tait :<\/p>\n<ul>\n<li>acc\u00e8s \u00e0 du mat\u00e9riel d\u2019injection st\u00e9rile (27,5 %)<\/li>\n<li>possibilit\u00e9 de pr\u00e9venir les surdoses (20,9 %)<\/li>\n<li>possibilit\u00e9 de traiter les surdoses (20,3 %)<\/li>\n<li>possibilit\u00e9 de s\u2019injecter des drogues \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur (11,1 %)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Elles voyaient aussi comme avantages importants le fait qu\u2019elles pourraient avoir acc\u00e8s \u00e0 des professionnels de la sant\u00e9; qu\u2019ils seraient \u00e0 l\u2019abri de la criminalit\u00e9 et de la police; et qu\u2019elles pourraient se faire diriger vers des services de d\u00e9sintoxication et de traitement.<\/p>\n<p>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues estimaient aussi que la population pourrait aussi tirer un certain nombre d\u2019avantages (proportions combin\u00e9es des r\u00e9ponses \u00ab tr\u00e8s probable \u00bb et \u00ab probable \u00bb) :<\/p>\n<ul>\n<li>r\u00e9duction des injections en public (80,5 %)<\/li>\n<li>meilleure connaissance des traitements antidrogue (77,9 %)<\/li>\n<li>r\u00e9duction des surdoses (77,9 %)<\/li>\n<li>diminution du nombre de seringues jet\u00e9es dans les lieux publics (77,4 %)<\/li>\n<li>diminution du nombre de seringues r\u00e9utilis\u00e9es pour s\u2019injecter des drogues (76,9 %)<\/li>\n<li>diminution de la violence dans les rues (59,5 %)<\/li>\n<li>r\u00e9duction de la criminalit\u00e9 (56,3 %)<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<p>Les parties prenantes ont indiqu\u00e9 un certain nombre d\u2019avantages, tant pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues que pour la population. Les avantages pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues incluaient la pr\u00e9vention des d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 une surdose, de meilleurs r\u00e9sultats pour la sant\u00e9, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres services (information, travailleur social, infirmi\u00e8re, gestion du sevrage, liens vers des services d\u2019\u00e9ducation), un lien consolid\u00e9 et un sentiment d\u2019appartenance, la possibilit\u00e9 de gu\u00e9rir de d\u00e9pendances pour certaines personnes qui s\u2019injectent des drogues, la baisse des incarc\u00e9rations pour celles-ci et l\u2019insistance sur la r\u00e9duction des m\u00e9faits.<\/p>\n<p>Les avantages pour la population pourraient inclure une consommation de drogues moins visible et la pr\u00e9sence moindre de d\u00e9bris de seringues, la pr\u00e9vention des blessures caus\u00e9es par des seringues (en particulier chez les enfants dans les lieux publics), la ma\u00eetrise de la situation par la centralisation de la consommation, une meilleure sensibilisation aux d\u00e9pendances et aux SCS, une pression moins forte sur les autres services (p. ex., les lits d\u2019h\u00f4pital), et le renforcement des liens entre les partenaires communautaires pour favoriser les services.<\/p>\n<p>Les parties prenantes ont \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 les questions socio-\u00e9conomiques qui influencent les d\u00e9fis que la client\u00e8le doit surmonter. Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont exprim\u00e9 des inqui\u00e9tudes concernant l\u2019itin\u00e9rance et la pauvret\u00e9 dans le Grand Sudbury. Les personnes sans abri n\u2019ont aucun endroit o\u00f9 aller apr\u00e8s leur traitement, ce qui les m\u00e8ne \u00e0 une rechute. Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que les taux de personnes migrantes ou de passage qui viennent dans le Grand Sudbury en provenance d\u2019autres villes sont \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Parmi les autres effets de la consommation de drogues et des d\u00e9pendances figurent les incidences sur les familles, \u00e9tant donn\u00e9 que les parents qui montrent des signes de consommation font l\u2019objet d\u2019une surveillance accrue, et que les m\u00e8res peuvent perdre la garde de leurs enfants lorsqu\u2019elles participent \u00e0 un programme de traitement ou se rendent dans un centre de d\u00e9sintoxication ou de r\u00e9habilitation. Les parties prenantes \u00e9taient inqui\u00e8tes des effets sur la sant\u00e9 de la prochaine g\u00e9n\u00e9ration, comme les mauvais r\u00e9sultats pour la grossesse, le bas \u00e2ge gestationnel et les b\u00e9b\u00e9s n\u00e9s avec le syndrome d\u2019abstinence n\u00e9onatale. Les parents et amis des personnes qui consomment des drogues subissent les effets \u00e9motionnels de la d\u00e9pendance, y compris la culpabilit\u00e9, la honte, la peur, le deuil, l\u2019impuissance et les inqui\u00e9tudes concernant la possibilit\u00e9 \u00ab d\u2019habiliter \u00bb les personnes qui consomment des drogues lorsqu\u2019ils tentent d\u2019apporter leur aide. Toutes ces questions menaient \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019instaurer des services de soutien pour les populations vuln\u00e9rables que les sites de consommation supervis\u00e9e pourraient offrir.<\/p>\n<p>Commentaires tir\u00e9s des discussions en groupe en ce qui touche les avantages\u00a0possibles :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Un SCS offre l\u2019avantage d\u2019\u00eatre situ\u00e9 \u00e0 un endroit. Il permet d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres services. Alors, qu\u2019il s\u2019agisse de fournir de l\u2019information sur les drogues ou de diriger les gens vers d\u2019autres travailleurs sociaux, infirmi\u00e8res ou personnes, je suppose qu\u2019en fin de compte, l\u2019id\u00e9e c\u2019est que si vous avez un consommateur devant vous, vous pouvez essayer de l\u2019aider \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab La consommation de drogues par injection est un \u00e9norme probl\u00e8me, et nous n\u2019avons aucun moyen d\u2019assurer une proximit\u00e9 avec les personnes concern\u00e9es. Le service des urgences n\u2019est pas le meilleur endroit, car c\u2019est une source de stress. Elles vont \u00e0 cet endroit \u00e0 la derni\u00e8re minute. Elles ne s\u2019y pr\u00e9sentent pas parce qu\u2019elles sont pr\u00eates \u00e0 passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante\u2026 ou pour se renseigner sur les ressources. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019un site d\u2019injection s\u00e9curitaire est utile et pourrait \u00eatre un meilleur endroit \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<h3>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population devaient donner leur avis sur un certain nombre d\u2019avantages possibles ou per\u00e7us des SCS. Bien que certaines d\u2019entre elles aient r\u00e9pondu que, selon elles, les SCS n\u2019\u00e9taient pas utiles et n\u2019ont donc pas r\u00e9pondu aux questions sur le sujet, bon nombre de personnes r\u00e9pondantes ont bel et bien indiqu\u00e9 des avantages possibles pour la population :<\/p>\n<ul>\n<li>baisse de la consommation de drogues dans les rues ou les parcs (62,3 %) ;<\/li>\n<li>diminution du nombre de seringues usag\u00e9es dans les rues ou les parcs (62,3 %) ;<\/li>\n<li>diminution des risques de blessure et de d\u00e9c\u00e8s dus \u00e0 une surdose de drogues (60,1 %);<\/li>\n<li>r\u00e9duction accrue du risque de maladies comme le sida et l\u2019h\u00e9patite C (59,5 %) ;<\/li>\n<li>mise en relation des personnes qui consomment des drogues ou de leur famille avec les services sociaux, de sant\u00e9 et de traitement (58,7 %)<\/li>\n<li>am\u00e9lioration de la s\u00e9curit\u00e9 de la population (53,0 %) ;<\/li>\n<li>diminution du travail pour les services ambulanciers et de police (45,2 %).<\/li>\n<\/ul>\n<p>D\u2019autres suggestions semblables ont \u00e9t\u00e9 faites sur les services possibles, bien que les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population aient mis l\u2019accent sur les recommandations et les solutions de traitement et de r\u00e9habilitation offertes. Parmi les autres services sugg\u00e9r\u00e9s figuraient l\u2019\u00e9change de seringues, l\u2019analyse des drogues et un espace s\u00e9curitaire \u00e0 occuper apr\u00e8s l\u2019injection. Les services de soutien comme les soins de sant\u00e9, le logement, les douches et la nourriture ainsi qu\u2019une approche g\u00e9n\u00e9ralement exempte de jugement ont \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9s.<\/p>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : utiles<\/h3>\n<p>Des aspects des SCS qui pourraient \u00eatre utiles ont \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9s, y compris l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des seringues st\u00e9riles, la pr\u00e9vention et le traitement des surdoses, la mise en relation des personnes qui consomment des drogues avec les services d\u2019\u00e9ducation, de traitement et de soutien, la diminution de la consommation de drogues en public et du nombre de seringues jet\u00e9es dans les lieux publics et la r\u00e9duction de la pression exerc\u00e9e sur les services ambulanciers et de police. Certains r\u00e9sidents ne consid\u00e8rent pas que les SCS constitueraient un ajout utile aux services offerts \u00e0 Sudbury, et laissent entendre que les ressources ne devraient pas \u00eatre affect\u00e9es \u00e0 l\u2019aide aux personnes qui s\u2019injectent des drogues, ou devraient servir au traitement et \u00e0 l\u2019abstinence.<\/p>\n<h2>Inqui\u00e9tudes li\u00e9es aux services de consommation supervis\u00e9e et strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation<\/h2>\n<p>Cette partie avait pour but de d\u00e9finir les inqui\u00e9tudes, les d\u00e9fis ou les obstacles qui pourraient \u00eatre li\u00e9s aux SCS dans le Grand Sudbury, mais aussi de d\u00e9terminer les strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation possibles pour s\u2019y attacher.<\/p>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<p>Environ le tiers des personnes qui s\u2019injectent des drogues et qui ont r\u00e9pondu au sondage les concernant (35,8 %) n\u2019\u00e9taient pas famili\u00e8res avec la terminologie des services de consommation supervis\u00e9e. Une fois le concept expliqu\u00e9, 89,0 %\u00a0des personnes qui s\u2019injectent des drogues ont pr\u00e9cis\u00e9 qu\u2019elles utiliseraient les SCS. Cependant, parmi celles qui ont r\u00e9pondu qu\u2019elles ne les utiliseraient pas ou ne le feraient pas souvent, voici les th\u00e8mes qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des\u00a0inqui\u00e9tudes, des d\u00e9fis ou des obstacles possibles :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Anonymat :\u00a0<\/strong>un certain nombre de personnes qui s\u2019injectent des drogues ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu\u2019elles ne voulaient pas \u00eatre vues en train de recourir aux services, ou que les autres sachent qu\u2019elles consomment des drogues illicites, et craignaient qu\u2019il soit difficile d\u2019avoir acc\u00e8s aux services en toute confidentialit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Peur de la police :\u00a0<\/strong>un certain nombre de personnes qui s\u2019injectent des drogues se disent inqui\u00e8tes que la police cible le secteur et que l\u2019acc\u00e8s aux SCS augmente le risque de se faire arr\u00eater.<\/li>\n<li><strong>Autonomie :\u00a0<\/strong>un certain nombre de personnes qui s\u2019injectent des drogues ont soulign\u00e9 qu\u2019elles disposaient d\u2019un endroit s\u00fbr pour le faire, qu\u2019elles pouvaient obtenir des seringues et du mat\u00e9riel par d\u2019autres services, qu\u2019il y aurait trop de r\u00e8gles et de r\u00e8glements, et que les SCS risqueraient d\u2019\u00eatre peu commodes pour elles (en raison de l\u2019emplacement ou du temps requis pour acc\u00e9der aux services et les utiliser).<\/li>\n<\/ul>\n<p>En outre, les personnes qui s\u2019injectent des drogues ont reconnu que le trafic autour des SCS augmenterait. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, 70,0 % d\u2019entre elles estimaient qu\u2019elles et d\u2019autres se rendraient dans le secteur, et 48,4 % ont soutenu que les personnes qui\u00a0s\u2019injectent des drogues pourraient choisir d\u2019y d\u00e9m\u00e9nager. La moiti\u00e9 d\u2019entre elles croyaient aussi que la zone attirerait probablement les vendeurs de drogues.<\/p>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<p>Les parties prenantes ont indiqu\u00e9 un certain nombre d\u2019inqui\u00e9tudes concernant les personnes qui s\u2019injectent des drogues, la r\u00e9action n\u00e9gative de la population, le manque de sensibilisation, des pr\u00e9occupations touchant le financement et l\u2019infrastructure, et la mise en place des SCS.<\/p>\n<h3>Inqui\u00e9tudes pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<p>Une crainte \u00e9tait exprim\u00e9e au sujet du fait que les SCS ne suffiraient pas \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 tous les besoins des personnes qui s\u2019injectent des drogues, et \u00e0 leur permettre de peut-\u00eatre gu\u00e9rir et d\u2019\u00eatre suivies. Les besoins sp\u00e9cifiques des jeunes ont aussi \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9s. Les personnes r\u00e9pondantes avaient des craintes concernant la discr\u00e9tion et l\u2019anonymat des personnes qui s\u2019injectent des drogues \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et autour du site, mais aussi quant \u00e0 la stigmatisation et \u00e0 la discrimination que les fournisseurs de services pourraient cr\u00e9er.<\/p>\n<h4>Inqui\u00e9tudes concernant la communaut\u00e9<\/h4>\n<p>Les propri\u00e9taires d\u2019une entreprise qui serait situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 de tout site possible craignent de voir leur client\u00e8le diminuer. Et les personnes qui vivent, travaillent ou transitent pr\u00e8s d\u2019un site \u00e9prouvent des inqui\u00e9tudes quant \u00e0 leur s\u00e9curit\u00e9. Elles ont peur que la criminalit\u00e9 et la violence augmentent, mais \u00e9galement que la pr\u00e9sence de la police et des SMU s\u2019accroisse. \u00c0 leur avis, si un lieu fixe est choisi, il faudra trouver un moyen d\u2019att\u00e9nuer l\u2019effet sur le secteur environnant.<\/p>\n<p>Selon certaines personnes qui participaient aux discussions en groupe, ces inqui\u00e9tudes sont dues au manque de connaissances sur les avantages et l\u2019efficacit\u00e9 des SCS, ainsi qu\u2019au manque de compr\u00e9hension quant au lien entre la maladie mentale et la d\u00e9pendance, et une meilleure sensibilisation pourrait apaiser en partie les craintes.<\/p>\n<h4>Strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation<\/h4>\n<p>Une bonne planification des SCS inclurait la sensibilisation, y compris en ce qui touche le co\u00fbt social du statu quo (pour les personnes qui consomment des drogues et la population) et les avantages qu\u2019apporteraient des SCS en ce qui touche l\u2019am\u00e9lioration des r\u00e9sultats pour la sant\u00e9. Parmi les id\u00e9es pour apaiser les craintes sur la mise en place de SCS figuraient une bonne planification, le recrutement du personnel \u00ab appropri\u00e9 \u00bb, une formation ad\u00e9quate pour lui, et un bon appui aux responsables du soutien par les pairs; l\u2019\u00e9tablissement de r\u00e8gles comprises de tout le monde; la promotion d\u2019occasions de placement (p. ex., m\u00e9decins, personnel infirmier); et la cr\u00e9ation de liens avec les personnes qui s\u2019injectent des drogues dans le but de garantir qu\u2019elles se sentent respect\u00e9es et soutenues et qu\u2019elles continuent d\u2019utiliser les SCS.<\/p>\n<h3>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h3>\n<p>Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, 59,8 % estimaient que des SCS seraient utiles \u00e0\u00a0Sudbury et 33,6 % croyaient le contraire. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 (46,6 %) des citoyens et\u00a0citoyennes qui ont r\u00e9pondu ont signal\u00e9 qu\u2019elles \u00e9prouvaient des inqui\u00e9tudes quant aux SCS, alors que 42,8 % n\u2019en avaient aucune, 6,3 % se disaient neutres, et 2,5 %\u00a0ignoraient au juste quoi r\u00e9pondre. M\u00eame si moins de la moiti\u00e9 de ces personnes se sont dites inqui\u00e8tes, ce qui signifie que ces craintes ne sont pas universelles, il faudrait s\u2019attacher \u00e0 ces perceptions si jamais des SCS \u00e9taient \u00e9tablis \u00e0 Sudbury.<\/p>\n<h4>Inqui\u00e9tudes<\/h4>\n<p>Environ le tiers des personnes r\u00e9pondantes craignait que les SCS fassent augmenter la vente, le trafic ou la consommation de drogues dans le secteur, nuisent \u00e0 la valeur des propri\u00e9t\u00e9s, \u00e0 la r\u00e9putation de la communaut\u00e9 et aient une incidence sur le commerce et la s\u00e9curit\u00e9 individuelle.<\/p>\n<p>Dans leurs commentaires, certaines des personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population se sont dites inqui\u00e8tes pour les personnes qui s\u2019injectent des drogues, y compris pour leur s\u00e9curit\u00e9 et en ce qui touche les effets des personnes oppos\u00e9es au site et le manque d\u2019aide et de services. Les personnes r\u00e9pondantes ont \u00e9galement exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude quant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 du personnel et de la population. Notamment, elles disaient craindre que le projet indique aux jeunes que la consommation de drogues est tol\u00e9r\u00e9e. Selon certains citoyens et citoyennes, les SCS repr\u00e9sentent un investissement inappropri\u00e9, injuste \u00e0 l\u2019\u00e9gard des diab\u00e9tiques, lesquels doivent payer leurs seringues. D\u2019autres personnes privil\u00e9gieraient un maintien de l\u2019ordre accru et des peines plus s\u00e9v\u00e8res. Elles \u00e9taient d\u2019avis que les SCS encourageraient tout simplement la consommation de drogues et entra\u00eeneraient un regroupement des vendeurs de drogues et une augmentation de l\u2019activit\u00e9 criminelle et des surdoses. Certains doutaient que les personnes qui s\u2019injectent des drogues se rendent r\u00e9ellement sur les lieux et que les SCS r\u00e8glent les probl\u00e8mes actuels.<\/p>\n<p>Certaines personnes estimaient qu\u2019il faudrait avant tout augmenter les possibilit\u00e9s de traitement, en augmentant le nombre de centres de r\u00e9habilitation et de d\u00e9sintoxication, le counseling en mati\u00e8re de d\u00e9pendance ou de sant\u00e9 mentale, et l\u2019orientation vers d\u2019autres centres de traitement. La durabilit\u00e9 et la coordination \u00e0 long terme des services \u00e9taient jug\u00e9es importantes.<\/p>\n<h4>Strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation<\/h4>\n<p>Les r\u00e9sidents et r\u00e9sidentes devaient r\u00e9agir \u00e0 certaines des strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation. Parmi les r\u00e9ponses figuraient la sensibilisation du public aux buts des SCS, l\u2019id\u00e9e qu\u2019un groupe communautaire travaille aux questions touchant les SCS, l\u2019\u00e9valuation des services et une augmentation de l\u2019\u00e9clairage et de la pr\u00e9sence polici\u00e8re dans le secteur. D\u2019autres suggestions quant aux moyens de s\u2019attacher aux inqui\u00e9tudes possibles incluaient une approche coordonn\u00e9e qui ferait intervenir tous les services sociaux et qui engloberait une attention particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9change et \u00e0 l\u2019\u00e9limination des seringues.<\/p>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : Inqui\u00e9tudes et att\u00e9nuation<\/h3>\n<p>Comme pour toute nouvelle approche \u00e0 un probl\u00e8me, les personnes touch\u00e9es ont exprim\u00e9 des inqui\u00e9tudes. Les personnes qui s\u2019injectent des drogues \u00e9prouvent des craintes quant au maintien de l\u2019anonymat et au risque de se faire arr\u00eater autour d\u2019un site de consommation supervis\u00e9e. Les parties prenantes estimaient que les SCS devraient \u00eatre con\u00e7us et approvisionn\u00e9s avec soin pour \u00eatre fructueux. Les parties prenantes et les citoyens et citoyennes ont fait des mises en garde concernant la s\u00e9curit\u00e9 des quartiers et une augmentation de la consommation de drogues et du trafic dans un secteur donn\u00e9.<\/p>\n<p>Des citoyens et citoyennes appuyaient l\u2019id\u00e9e de SCS malgr\u00e9 certaines inqui\u00e9tudes, et certains estimaient ne pas pouvoir la soutenir. Bien des parties prenantes \u00e9taient au courant de l\u2019existence de SCS dans d\u2019autres communaut\u00e9s. Elles \u00e9taient d\u2019avis que la Ville de Sudbury pourrait tirer des le\u00e7ons de ces exemples afin d\u2019att\u00e9nuer les probl\u00e8mes possibles et de mettre au point des SCS efficaces. Les strat\u00e9gies d\u2019att\u00e9nuation incluaient le partage d\u2019information sur les SCS avec la population ; l\u2019\u00e9valuation et l\u2019apport de changements pour corriger les situations ; l\u2019augmentation de la s\u00e9curit\u00e9 dans le secteur ; et la formation d\u2019un groupe communautaire consultatif qui recevrait les r\u00e9actions et s\u2019attacherait aux pr\u00e9occupations.<\/p>\n<h2>D\u00e9terminer comment les services de consommation supervis\u00e9e pourraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s aux services actuels de r\u00e9duction des m\u00e9faits<\/h2>\n<p>Cette partie avait pour but de d\u00e9terminer comment les SCS pouvaient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9s aux services de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui existent dans le Grand Sudbury.<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, les personnes qui s\u2019injectent des drogues recourent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 bon nombre des services actuels de r\u00e9duction des m\u00e9faits, y compris l\u2019\u00e9change de seringues, les trousses de naloxone, l\u2019analyse sanguine, la d\u00e9sintoxication et la pharmacoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<p>Les parties prenantes ont soulign\u00e9 que la collaboration et la communication entre les organismes de la ville concernant la consommation de drogues sont bonnes, et que l\u2019id\u00e9e d\u2019une approche syst\u00e9mique \u00e0 la mise en place d\u2019un SCS \u00e9tait accept\u00e9e. Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe estimaient qu\u2019il \u00e9tait important de s\u2019inspirer des programmes de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui sont offerts dans le Grand Sudbury. Les organismes qui offrent ce genre de programmes adoptent une approche qui permet de r\u00e9pondre aux besoins des personnes qui recourraient aux SCS, mais aussi \u00e0 ceux de la population en g\u00e9n\u00e9ral. L\u2019int\u00e9gration des services et l\u2019\u00e9tablissement de liens entre eux ne signifiaient pas n\u00e9cessairement que tous les services devraient \u00eatre offerts en un seul endroit. Il est donc reconnu que les services \u00e9tablis comblent un besoin et qu\u2019il pourrait y avoir du bon \u00e0 maintenir une certaine dispersion des services.<\/p>\n<p>De nombreuses id\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es sur la mani\u00e8re dont les SCS pourraient fonctionner en collaboration et en coordination avec d\u2019autres services. Par exemple, des SCS int\u00e9gr\u00e9s pourraient \u00eatre li\u00e9s \u00e0 un service qu\u2019utilisent d\u00e9j\u00e0 les personnes qui s\u2019injectent des drogues [p. ex., un service de distribution de m\u00e9thadone, la sant\u00e9 publique, un h\u00f4pital, une clinique ou un refuge peu restrictif de l\u2019Association canadienne pour la sant\u00e9 mentale (ACSM)]. L\u2019une des autres id\u00e9es \u00e9tait que le SCS constitue un carrefour de services de r\u00e9duction des m\u00e9faits provenant de divers organismes et programmes (comme Services de r\u00e9tablissement Monarch, le R\u00e9seau ACCESS Network, les services d\u2019intervention en cas de crise, la Clinique Ducoin et le programme d\u2019\u00e9change de seringues) qui ferait correspondre les services aux besoins de la client\u00e8le.<\/p>\n<p>Parmi les services de r\u00e9duction des m\u00e9faits qui peuvent \u00eatre fournis en collaboration avec des organismes locaux figurent la formation \u00e0 l\u2019utilisation de la naloxone, la gestion de cas, les services de counseling, l\u2019analyse des drogues et les orientations vers des services m\u00e9dicaux et de logement. Cr\u00e9er des partenariats de collaboration avec des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits peut permettre d\u2019aborder la raison pour laquelle les seringues sont mal \u00e9limin\u00e9es dans la communaut\u00e9. Les personnes participantes ont soulign\u00e9 que le partenariat avec le personnel de proximit\u00e9 du Sudbury Action Centre for Youth (SACY) s\u2019est av\u00e9r\u00e9 fructueux en raison des liens solides qui existent avec le milieu des personnes qui s\u2019injectent des drogues et de l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue avec le programme d\u2019\u00e9change de seringues.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9gration d\u2019organismes autochtones qui fournissent des services de r\u00e9duction des m\u00e9faits a aussi \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e prioritaire. Les personnes participantes ont d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019int\u00e9grer des m\u00e9thodes de gu\u00e9rison autochtones comme la purification traditionnelle, les c\u00e9r\u00e9monies et une salle de gu\u00e9rison d\u00e9sign\u00e9e serait b\u00e9n\u00e9fique aux personnes qui acc\u00e8dent aux SCS. Les programmes autochtones peuvent \u00eatre align\u00e9s sur les services que fournissent les organismes autochtones locaux comme le N\u2019Swakamok Native Friendship Centre, le Shkagamik\u2019kwe Health Centre et l\u2019Aboriginal Peoples Alliance of Northern Ontario (APANO). Les services autochtones peuvent \u00eatre fournis par des a\u00een\u00e9s, des gu\u00e9risseurs traditionnels et des navigateurs autochtones et ax\u00e9s sur les traumatismes interg\u00e9n\u00e9rationnels et les effets de la colonisation historique et de l\u2019assimilation qu\u2019ont v\u00e9cues les communaut\u00e9s autochtones.<\/p>\n<p>La prestation de ressources et le maintien des partenariats pour que la client\u00e8le des SCS ait acc\u00e8s \u00e0 des logements abordables ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s prioritaires. Selon les personnes participantes, le refuge peu restrictif de l\u2019ACSM pour Sudbury et Manitoulin est un exemple de service qui peut bien cadrer avec la composante logement des SCS. Le refuge peu restrictif d\u2019urgence Off the Streets offre un centre pour les personnes sans cesse itin\u00e9rantes qui \u00e9prouvent des probl\u00e8mes d\u2019abus d\u2019alcool et d\u2019autres drogues et de sant\u00e9 mentale. Le programme s\u2019accompagne aussi du programme r\u00e9sidentiel Maison de r\u00e9duction des m\u00e9faits (MRM), un programme dirig\u00e9 pour les personnes aux prises avec une grave d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019alcool.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9gration des services de sant\u00e9 mentale et de psychiatrie pour r\u00e9duire les listes d\u2019attente a aussi \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e prioritaire. Selon l\u2019id\u00e9e exprim\u00e9e, recourir \u00e0 un navigateur de soutien par les pairs de la Northern Initiative for Social Action (NISA) dans le milieu hospitalier permettrait de s\u2019attacher aux pr\u00e9occupations de la client\u00e8le quant aux probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale et de d\u00e9pendance. Les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont d\u00e9clar\u00e9 que la client\u00e8le pourra \u00eatre plus encline \u00e0 divulguer des renseignements \u00e0 une personne qui a un v\u00e9cu. Un outil centralis\u00e9 de triage a \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 pour concr\u00e9tiser la collaboration entre les organismes de soins de sant\u00e9 et de services sociaux dans la communaut\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 qu\u2019il faudrait toujours disposer de ressources financi\u00e8res et augmenter le budget en fonction de la croissance des besoins, de la dotation et du mat\u00e9riel.<\/p>\n<p>En ce qui touche l\u2019int\u00e9gration des services, il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que la Clinique de m\u00e9decine des d\u00e9pendances \u00e0 acc\u00e8s rapide d\u2019Horizon Sant\u00e9-Nord ou d\u2019autres services de traitement des d\u00e9pendances ne devraient pas se trouver sur le m\u00eame site. Permettre aux gens de consommer activement de l\u2019alcool et d\u2019autres drogues dans le m\u00eame environnement que celles qui cherchent des solutions de traitement risque de servir de d\u00e9clencheur pour d\u2019autres personnes.<\/p>\n<h4>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/h4>\n<p>Comme indiqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, 62,4 % des personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage soutenaient l\u2019id\u00e9e d\u2019un site int\u00e9gr\u00e9 qui offrirait aussi d\u2019autres services (reportez-vous \u00e0 la figure 6).<\/p>\n<h6>Figure 6 : Mod\u00e8le de service privil\u00e9gi\u00e9 pour les SCS (%)<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-6.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"align-none wp-image-45806 size-large\" src=\"https:\/\/www.phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/figure-6.png\" alt=\"Mod\u00e8le de service privil\u00e9gi\u00e9 pour les SCS (%)&lt;\/\" width=\"1024\" height=\"745\" \/><\/a><\/p>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : Int\u00e9gration des services<\/h3>\n<p>Selon les parties prenantes, il serait int\u00e9ressant de s\u2019inspirer de la bonne collaboration et de la bonne communication qui existent entre les organismes de la ville en ce qui touche la r\u00e9duction des m\u00e9faits. Cela m\u00e8nerait \u00e0 un syst\u00e8me coordonn\u00e9 et plus fort qui inclurait les SCS. D\u2019autres consultations s\u2019imposeraient pour d\u00e9terminer tous les partenaires qui veulent ou doivent intervenir pour que les programmes soient fructueux. Parmi les personnes qui ont r\u00e9pondu, bon nombre de citoyens et citoyennes appuyaient l\u2019id\u00e9e qu\u2019un SCS offre aussi d\u2019autres services et soit int\u00e9gr\u00e9 aux programmes actuels.<\/p>\n<h2>Emplacements possibles pour des services de consommation supervis\u00e9e<\/h2>\n<p>Cette partie avait pour but de d\u00e9terminer les emplacements possibles pour des SCS.<\/p>\n<h3>Opinion des personnes qui s\u2019injectent des drogues<\/h3>\n<p>La plupart des personnes qui s\u2019injectent des drogues pr\u00e9f\u00e9raient que les SCS soient situ\u00e9s dans un endroit autonome (72,6 %), alors que d\u2019autres appuyaient l\u2019id\u00e9e qu\u2019ils se trouvent au m\u00eame endroit qu\u2019un centre de sant\u00e9 communautaire (61,6 %),\u00a0qu\u2019une clinique sans rendez-vous (51,1 %), qu\u2019un h\u00f4pital (40,0 %), qu\u2019un organisme de services sociaux (38,9 %) ou que le cabinet d\u2019un m\u00e9decin de famille (37,9 %).<\/p>\n<p>Les personnes qui s\u2019injectent des drogues s\u2019\u00e9taient fait montrer une carte d\u00e9taill\u00e9e de la ville. La plupart d\u2019entre elles (65,8 %) ont soulign\u00e9 qu\u2019elles pr\u00e9f\u00e9raient que les SCS se trouvent dans le secteur central de Sudbury, qui englobait les quartiers suivants :\u00a0Donovan, le centre-ville, Flour Mill, Kingsmount-Bell Park, Minnow Lake et West End. De plus, certaines d\u2019entre elles ont sugg\u00e9r\u00e9 le Nouveau-Sudbury (9,5 %) et les zones p\u00e9riph\u00e9riques telles Azilda, Coniston ou Garson (12 autres suggestions, soit 14,2 %).<\/p>\n<h3>Opinion des parties prenantes et des partenaires<\/h3>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, les personnes qui ont particip\u00e9 aux discussions en groupe ont laiss\u00e9 entendre que les SCS devraient \u00eatre situ\u00e9s dans un lieu central. La plupart des services m\u00e9dicaux et sociaux se trouvent en plein centre-ville : le R\u00e9seau ACCESS Network, The Mission (Samaritan Centre), et les refuges. Et il y aurait, \u00e0 proximit\u00e9, des banques alimentaires, des infirmi\u00e8res praticiennes, un bureau du Programme ontarien de soutien aux personnes handicap\u00e9es ou d\u2019Ontario au travail, Sant\u00e9 publique (Rainbow Centre) et un service d\u2019\u00e9change de seringues, par exemple. Il faudrait aussi prendre en compte les besoins des personnes qui vivent en p\u00e9riph\u00e9rie de Sudbury.<\/p>\n<p>Les membres des groupes de discussion ont aussi mentionn\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 et le confort de la population globale et des personnes qui s\u2019injectent des drogues. En ce qui touche le lieu, il faudrait qu\u2019il soit facilement accessible par le transport en commun ou \u00e0 pied, et qu\u2019il se trouve pr\u00e8s du secteur o\u00f9 les activit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la drogue se d\u00e9roulent et o\u00f9 les gens se rencontrent. Afin de d\u00e9terminer l\u2019emplacement, il s\u2019agirait aussi de trouver les endroits de la communaut\u00e9 o\u00f9 les besoins se font davantage sentir, par exemple, en raison du nombre de surdoses, de seringues jet\u00e9es ou de cas de maladie infectieuse.<\/p>\n<p>Opinion de la population du Grand Sudbury<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de 1400 des personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population ont fait des suggestions quant \u00e0 l\u2019emplacement possible des SCS dans le Grand Sudbury. Les r\u00e9pondants et r\u00e9pondantes ont massivement sugg\u00e9r\u00e9 le centre-ville du Grand Sudbury, et bon nombre d\u2019entre eux ont pr\u00e9cis\u00e9 des rues ou des organismes actuels o\u00f9 ces services pourraient s\u2019ajouter, comme une mission ou un refuge peu restrictif. Par ailleurs, certaines des personnes ont inclus des quartiers adjacents du centre-ville, en particulier les secteurs Donovan et Flour Mill. Bon nombre d\u2019entre elles ont aussi laiss\u00e9 entendre que le lieu devrait correspondre \u00e0 celui o\u00f9 les services sont les plus requis (o\u00f9 des drogues sont d\u00e9j\u00e0 consomm\u00e9es) ou devrait \u00eatre facile d\u2019acc\u00e8s. Quelques-unes de ces personnes ont laiss\u00e9 entendre que les SCS ne devraient pas se situer au centre-ville parce que d\u2019autres services s\u2019y trouvent d\u00e9j\u00e0, mais que ceux-ci devraient plut\u00f4t \u00eatre offerts \u00e9galement dans d\u2019autres zones de la ville. Les personnes r\u00e9pondantes estimaient que les SCS ne devraient pas \u00eatre offerts \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019\u00e9coles ou d\u2019autres lieux communautaires occup\u00e9s par des enfants. Certaines, soit 40,2 %,\u00a0\u00e9taient d\u2019avis qu\u2019une fourgonnette constituerait peut-\u00eatre une solution.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les commentaires qu\u2019ont formul\u00e9s les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population, le choix du site est important et influerait sur l\u2019image du centre-ville ainsi que sur les enfants, les familles et la population en g\u00e9n\u00e9ral. Si le choix s\u2019arr\u00eatait sur un seul endroit, cela risquerait de cr\u00e9er une concentration de consommateurs de drogues dans un quartier, ce qui pourrait nuire \u00e0 ce dernier, y augmenter le taux de criminalit\u00e9, la violence et le danger, et avoir un effet n\u00e9gatif sur le commerce. Voici quelques-uns des points de vue exprim\u00e9s :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Personne ne voudra se rendre ou magasiner nulle part dans les environs du site d\u2019injection s\u00e9curitaire. L\u2019endroit risque de mettre fin aux possibilit\u00e9s de commerce aux alentours \u00bb.\u00ab Le choix du lieu devrait se faire d\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es afin qu\u2019il refl\u00e8te les niveaux de consommation et la n\u00e9cessit\u00e9 des services. Si un site est situ\u00e9 dans la ville de Sudbury proprement dite, il devrait y en avoir d\u2019autres dans les communaut\u00e9s p\u00e9riph\u00e9riques, au besoin. Il faudrait fixer un seuil de niveau observ\u00e9 de consommation de drogues par injection, et tout secteur o\u00f9 la consommation est suffisamment forte devrait offrir un site d\u2019injection s\u00e9curitaire \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab Au centre-ville. Comme j\u2019y travaille, j\u2019ai pu y constater la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un site. S\u2019il offrait d\u2019autres services, les gens s\u2019y rendraient. Il y a un vide dans ce qui est offert aux populations les plus vuln\u00e9rables \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab Dans la zone industrielle, l\u00e0 o\u00f9 les enfants et les touristes ne vont pas. PAS en plein centre-ville, et LOIN des maisons \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab Pas au centre-ville. Nous ne pouvons encourager les entreprises qui paieront des taxes pour soutenir des sites de consommation supervis\u00e9e si des gens errent dans les rues de jour et de nuit. Il faudrait opter pour des sites mobiles r\u00e9partis un peu partout dans la r\u00e9gion, l\u00e0 o\u00f9 les gens peuvent vivre et obtenir l\u2019appui de leur famille \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab Peut-\u00eatre au centre-ville, pr\u00e8s des refuges. Si les personnes d\u00e9pendantes ont du mal \u00e0 trouver un moyen de transport pour se rendre \u00e0 un endroit, elles risquent de ne pas utiliser le site de consommation \u00bb.\u00ab Un dans le quartier qui entoure le pont des nations et un autour du quartier West End. Je pense que les sp\u00e9cialistes doivent chercher les endroits o\u00f9 la consommation a d\u00e9j\u00e0 lieu. L\u2019essentiel, c\u2019est que le site soit accessible par un autobus depuis le terminus du centre-ville \u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote><p>\u00ab Le lieu permanent devrait se trouver en plein l\u00e0 o\u00f9 se concentrent la plupart des consommateurs. Une unit\u00e9 mobile pourrait se d\u00e9placer vers les autres zones les plus achaland\u00e9es ainsi qu\u2019en p\u00e9riph\u00e9rie (Chelmsford, Wahnapitae, etc.) \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h3>En r\u00e9sum\u00e9 : Emplacement possible<\/h3>\n<p>Si des SCS sont \u00e9tablis dans le Grand Sudbury, fonder les d\u00e9cisions concernant l\u2019emplacement sur les donn\u00e9es constituerait la meilleure voie \u00e0 suivre, vu l\u2019endroit o\u00f9 les consommateurs habitent et se rassemblent actuellement et le lieu o\u00f9 les autres services sont offerts, et afin que la population se sente en s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 l\u2019aise. Les citoyens et citoyennes qui envisageraient la possibilit\u00e9 de SCS appuyaient l\u2019id\u00e9e d\u2019un emplacement au centre-ville ou d\u2019un service mobile.<\/p>\n<h2>Observations finales<\/h2>\n<p>L\u2019\u00e9tude avait pour objet global de d\u00e9terminer la n\u00e9cessit\u00e9 et la faisabilit\u00e9 d\u2019instaurer des SCS dans la Ville du Grand Sudbury, du point de vue de toutes les parties prenantes de la communaut\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude a permis de d\u00e9couvrir les effets consid\u00e9rables et croissants qu\u2019a sur la sant\u00e9 la consommation de drogues par injection dans le Grand Sudbury et qu\u2019att\u00e9nueraient des SCS.<\/p>\n<p>Afin d\u2019\u00eatre r\u00e9alisables dans la Ville du Grand Sudbury, les services de consommation supervis\u00e9e devraient s\u2019attacher \u00e0 un certain nombre de pr\u00e9occupations que l\u2019\u00e9tude a soulev\u00e9es.<\/p>\n<p>La client\u00e8le potentielle utiliserait les SCS s\u2019ils \u00e9taient offerts. Parmi les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population, 59,8 % estimaient\u00a0que ces services seraient utiles dans le Grand Sudbury et 33,6 % croyaient l\u2019inverse.<\/p>\n<p>Parmi les avantages possibles qu\u2019ont soulign\u00e9s les personnes qui ont r\u00e9pondu au sondage aupr\u00e8s de la population figuraient une baisse de la consommation de drogues dans les rues ou les parcs, une baisse du nombre de seringues usag\u00e9es jet\u00e9es dans les rues ou les parcs, et une diminution du risque de blessures et de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 une surdose. Les inqui\u00e9tudes exprim\u00e9es dans le sondage aupr\u00e8s de la population se rapportaient \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 dans les quartiers, \u00e0 une hausse de la criminalit\u00e9 et de la consommation de drogues, et \u00e0 une augmentation du nombre de vendeurs de drogues qui cibleraient le secteur.<\/p>\n<p>Les inqui\u00e9tudes pourraient \u00eatre apais\u00e9es par des strat\u00e9gies comme la formation d\u2019un groupe communautaire charg\u00e9 de travailler aux questions touchant les SCS, la transmission efficace de l\u2019information sur les buts et les avantages des SCS, et l\u2019\u00e9valuation des services.<\/p>\n<p>Si des SCS sont envisag\u00e9s dans le Grand Sudbury, il faut choisir l\u2019emplacement avec soin. La suggestion la plus courante \u00e9tait un endroit central, en plein centre-ville, situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 des services actuels de r\u00e9duction des m\u00e9faits et de la plupart des services sociaux et de sant\u00e9 et int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 eux.<\/p>\n<p>R\u00e9f\u00e9rences<\/p>\n<p>1\u00a0British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU). (2017). Supervised Consumption Services: Operational Guidance. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. bccsu.ca\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/BC-SCS-Operational-Guidance.pdf<\/u><\/p>\n<p>2\u00a0British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU). (2017). Supervised Consumption Services: Operational Guidance. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. bccsu.ca\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/BC-SCS-Operational-Guidance.pdf<\/u><\/p>\n<p>3\u00a0British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU). (2017). Supervised Consumption Services: Operational Guidance. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. bccsu.ca\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/BC-SCS-Operational-Guidance.pdf<\/u><\/p>\n<p>4\u00a0Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury (2015). Appel \u00e0 l\u2019action. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/ressources\/recherche-et-statistiques\/recherche-et-evaluation\/rapports-et-produits-du-savoir\/strategie-communautaire-contre-les-drogues-de-la-ville-du-grand-sudbury<\/u><\/p>\n<p>5\u00a0Strat\u00e9gie communautaire contre les drogues de la Ville du Grand Sudbury (2015). Appel \u00e0 l\u2019action. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/ressources\/recherche-et-statistiques\/recherche-et-evaluation\/rapports-et-produits-du-savoir\/strategie-communautaire-contre-les-drogues-de-la-ville-du-grand-sudbury<\/u><\/p>\n<p>6\u00a0British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU). (2017). Supervised Consumption Services: Operational Guidance. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. bccsu.ca\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/BC-SCS-Operational-Guidance.pdf<\/u><\/p>\n<p>7\u00a0Poschadel, S., H\u00f6ger, R., Schnitzler, J. et Schreckenberg, D. (2003). Evaluation of the work of drug consumption rooms in the Federal Republic of Germany. Version abr\u00e9g\u00e9e du rapport final produit au nom du minist\u00e8re f\u00e9d\u00e9ral de la Sant\u00e9<\/p>\n<p>8\u00a0Potier, C., Lapr\u00e9vote, V., Dubois-Arber, F., Cottencin, O. et Rolland, B. (2014). Supervised Consumption Services: what has been demonstrated? A systematic literature review. Drug and Alcohol Dependence, 145, 48\u201368.\u00a0<u>https:\/\/doi. org\/10.1016\/j.drugalcdep.2014.10.012<\/u><\/p>\n<p>9\u00a0Marshall, B. D. L., Milloy, M. J., Wood, E., Montaner, J. S. et Kerr, T. (2011). 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The cost-effectiveness of Vancouver\u2019s supervised injection facility.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 179<\/i>(11), 1143\u2013 1151.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1503\/cmaj.080808<\/u><\/p>\n<p>22\u00a0Lloyd-Smith, E., Wood, E., Zhang, R., Tyndall, M. W., Montaner, J. S., &amp; Kerr, T. (2009). Determinants of cutaneous injection-related infection care at a supervised injecting facility.\u00a0<i>Annals of Epidemiology, 19<\/i>(6),404\u2013409.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1016\/j. annepidem.2009.03.007<\/u><\/p>\n<p>23\u00a0Wood, E., Tyndall, M. W., Zhang, R., Montaner, J. S. G., &amp; Kerr, T. (2007). Rate of detoxification service use and its impact among a cohort of supervised injecting facility users.\u00a0<i>Addiction (Abingdon, England), 102<\/i>(6), 916\u2013919.\u00a0<u>https:\/\/doi. org\/10.1111\/j.1360-0443.2007.01818.x<\/u><\/p>\n<p>24\u00a0Kimber, J., Mattick, R. P., Kaldor, J., van Beek, I., Gilmour, S. et Rance, J. A. (2008). 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Process and predictors of drug treatment referral and referral uptake at the Sydney Medically Supervised Injecting Centre.\u00a0<i>Drug and Alcohol Review, 27<\/i>(6), 602\u2013612. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1080\/09595230801995668<\/u><\/p>\n<p>30\u00a0DeBeck, K., Kerr, T., Bird, L., Zhang, R., Marsh, D., Tyndall, M., \u2026 Wood, E. (2011). Injection drug use cessation and use of North America\u2019s first medically supervised safer injecting facility.\u00a0<i>Drug and Alcohol Dependence, 113<\/i>(2-3), 172\u2013176.R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.drugalcdep.2010.07.023<\/u><\/p>\n<p>31\u00a0Milloy, M.-J. S., Kerr, T., Zhang, R., Tyndall, M., Montaner, J., &amp; Wood, E. (2009). Inability to access addiction treatment and risk of HIV infection among injection drug users recruited from a supervised injection facility. 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Changes in public order after the opening of a medically supervised safer injecting facility for illicit injection drug users.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 171<\/i>(7), 731\u2013734.<\/p>\n<p>35\u00a0Stoltz, J.-A., Wood, E., Small, W., Li, K., Tyndall, M., Montaner, J., &amp; Kerr, T. (2007). Changes in injecting practices associated with the use of a medically supervised safer injection facility.\u00a0<i>Journal of Public Health (Oxford, England), 29<\/i>(1), 35\u201339.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1093\/pubmed\/fdl090<\/u><\/p>\n<p>36\u00a0Wood, E., Kerr, T., Small, W., Li, K., Marsh, D. C., Montaner, J. S. G., &amp; Tyndall, M. W. (2004). Changes in public order after the opening of a medically supervised safer injecting facility for illicit injection drug users.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 171<\/i>(7), 731\u2013734.<\/p>\n<p>37\u00a0Stoltz, J.-A., Wood, E., Small, W., Li, K., Tyndall, M., Montaner, J., &amp; Kerr, T. (2007). Changes in injecting practices associated with the use of a medically supervised safer injection facility.\u00a0<i>Journal of Public Health (Oxford, England), 29<\/i>(1), 35\u201339.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1093\/pubmed\/fdl090<\/u><\/p>\n<p>38\u00a0Fast, D., Small, W., Wood, E., &amp; Kerr, T. (2008). The perspectives of injection drug users regarding safer injecting education delivered through a supervised injecting facility.\u00a0<i>Harm Reduction Journal, 5,\u00a0<\/i>32.<\/p>\n<p>39\u00a0Potier, C., Lapr\u00e9vote, V., Dubois-Arber, F., Cottencin, O., &amp; Rolland, B. (2014). Supervised Consumption Services: what has been demonstrated? A systematic literature review.\u00a0<i>Drug and Alcohol Dependence, 145,\u00a0<\/i>48\u201368.\u00a0<u>https:\/\/doi. org\/10.1016\/j.drugalcdep.2014.10.012<\/u><\/p>\n<p>40\u00a0Wood, E., Tyndall, M. W., Qui, Z., Zhang, R., Montaner, J. S. G., Kerr, T. (2006). Service uptake and characteristics of injection drug users utilizing North America\u2019s first medically supervised safer injecting facility.\u00a0<i>American Journal of Public Health, 96<\/i>(5): 770-773.<\/p>\n<p>41\u00a0Kerr, T., Tyndall, M. W., Zhang, R., Lai, C., Montaner, J. S. G., &amp; Wood, E. (2007). Circumstances of first injection among illicit drug users accessing a medically supervised safer injection facility.\u00a0<i>American Journal of Public Health, 97<\/i>(7), 1228\u2013 1230.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.2105\/AJPH.2006.086256<\/u><\/p>\n<p>42\u00a0Bayoumi, A. M., &amp; Zaric, G. S. (2008). The cost-effectiveness of Vancouver\u2019s supervised injection facility.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 179<\/i>(11), 1143\u2013 1151.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1503\/cmaj.080808<\/u><\/p>\n<p>43\u00a0Pinkerton, S. D. (2011). How many HIV infections are prevented by Vancouver Canada\u2019s supervised injection facility?\u00a0<i>International Journal of Drug Policy, 22<\/i>(3), 179\u2013183.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.drugpo.2011.03.003<\/u><\/p>\n<p>44\u00a0Ontario Integrated Supervised Injection Services Feasibility Study (OiSiS). (2017).\u00a0<i>Study Report: Thunder Bay, ON.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.google.com\/ search?q=thunder+bay+injection+site+report&amp;rlz=1C1GCEU_enCA827CA827&amp;oq=thunder+bay+injection+site+report&amp;aqs=chrome..69i57j69i59.5364j0j8&amp;sourceid=chrome&amp;ie=UTF-8<\/u><\/p>\n<p>45\u00a0Ontario Integrated Supervised Injection Services Feasibility Study (OiSiS). (2017).\u00a0<i>Study Report: London, ON.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.google.com\/ search?rlz=1C1GCEU_enCA827CA827&amp;ei=QHbjXoayDZDAytMP9KCwgAI&amp;q=london+injection+site+report&amp;oq=london+injection+site+report&amp;gs_lcp=CgZwc3ktYWIQA1Dt6gdY5u8HYLfxB2gAcAB4AIABZYgBpwSSAQM1LjGYAQCgAQGqAQdnd3Mtd2l6&amp;sclient=psy-ab&amp;ved=0ahUKEwiG0vXYpPzpAhUQoHIEHXQQDCAQ4dUDCAw&amp;uact=5<\/u><\/p>\n<p>46\u00a0Region of Waterloo Public Health and Emergency Services. (2018).\u00a0<i>Waterloo Region Supervised Injection Services Feasibility Study.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/ www.waterlooregiondrugstrategy.ca\/en\/data-and-research\/studies-reviews-and-reports.aspx<\/u><\/p>\n<p>47\u00a0Ville du Grand Sudbury. (2020). Location. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www. grandsudbury.ca\/vivre\/le-grand-sudbury-en-bref\/emplacement\/<\/u><\/p>\n<p>48\u00a0<i>Statistics Canada. (2019). Census Profile, 2016 Census.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>https:\/\/www12.statcan.gc.ca\/census-recensement\/2016\/dp-pd\/prof\/details\/page. cfm?Lang=E&amp;Geo1=CD&amp;Code1=3553&amp;Geo2=PR&amp;Code2=47&amp;SearchText=greater%20sudbury&amp;SearchType=Begins&amp;SearchPR=01&amp;B1=All&amp;TABID=1&amp;type=0<\/u><\/p>\n<p>49\u00a0Statistique Canada. (2019). Profil du recensement, Recensement de 2016. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www12.statcan.gc.ca\/census-recensement\/2016\/dp-pd\/prof\/details\/page.cfm?Lang=F&amp;Geo1=CD&amp;Code1=3553&amp;Geo2=PR&amp;Code2=47&amp;SearchText=greater%20sudbury&amp;SearchType=Begins&amp;SearchPR=01&amp;B1=All&amp;TABID=1&amp;type=0<\/u><\/p>\n<p>50\u00a0Statistique Canada. (2019). Profil du recensement, Recensement de 2016. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www12.statcan.gc.ca\/census-recensement\/2016\/dp-pd\/prof\/details\/page.cfm?Lang=F&amp;Geo1=CD&amp;Code1=3553&amp;Geo2=PR&amp;Code2=47&amp;SearchText=greater%20sudbury&amp;SearchType=Begins&amp;SearchPR=01&amp;B1=All&amp;TABID=1&amp;type=0<\/u><\/p>\n<p>51\u00a0Statistique Canada. (2019). Profil du recensement, Recensement de 2016. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :<u>https:\/\/www12.statcan.gc.ca\/census-recensement\/2016\/dp-pd\/prof\/details\/page.cfm?Lang=F&amp;Geo1=CD&amp;Code1=3553&amp;Geo2=PR&amp;Code2=47&amp;SearchText=greater%20sudbury&amp;SearchType=Begins&amp;SearchPR=01&amp;B1=All&amp;TABID=1&amp;type=0<\/u><\/p>\n<p>52\u00a0Statistique Canada. (2019). Profil du recensement, Recensement de 2016. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www12.statcan.gc.ca\/census-recensement\/2016\/dp-pd\/prof\/details\/page.cfm?Lang=F&amp;Geo1=CD&amp;Code1=3553&amp;Geo2=PR&amp;Code2=47&amp;SearchText=greater%20sudbury&amp;SearchType=Begins&amp;SearchPR=01&amp;B1=All&amp;TABID=1&amp;type=0<\/u><\/p>\n<p>53\u00a0Kauppi, C., Pallard, H., Faries, E., Montgomery, P., Hankard, M. (2018). Homelessness in the City of Greater Sudbury: 2018 Enumeration. Juin 2018. Rapport pr\u00e9par\u00e9 pour la Ville du Grand Sudbury. Centre de recherche en justice et politique sociales, Universit\u00e9 Laurentienne, Sudbury (Ontario). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la\u00a0<u>https:\/\/www. grandsudbury.ca\/vivre\/services-de-logement\/bulletin-de-rendement-sans-abrisme\/ recensement-des-sans-abri-mene-par-luniversite-laurentienne-en-mars-2018\/<\/u><\/p>\n<p>54\u00a0Kauppi, C., Pallard, H., Faries, E., Montgomery, P., Hankard, M. (2018). Homelessness in the City of Greater Sudbury: 2018 Enumeration. Juin 2018. Rapport pr\u00e9par\u00e9 pour la Ville du Grand Sudbury. Centre de recherche en justice et politique sociales, Universit\u00e9 Laurentienne, Sudbury (Ontario). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la\u00a0<u>https:\/\/www.grandsudbury.ca\/vivre\/services-de-logement\/bulletin-de-rendement-sans-abrisme\/recensement-des-sans-abri-mene-par-luniversite-laurentienne-en-mars-2018\/<\/u><\/p>\n<p>55\u00a0Ville du Grand Sudbury. (2018). Demographic Data in the City of Greater Sudbury. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.arcgis.com\/apps\/MapSeries\/index. html?appid=2624ebe80fcc435d993f446d66920f51<\/u><\/p>\n<p>56\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts. (2019). Le point (mat\u00e9riel et services pour r\u00e9duire les m\u00e9faits). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/cliniques-cours-activites\/le-point-materiel-et-services-pour-reduire-les-mefaits<\/u><\/p>\n<p>57\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts. (2019). Le point (mat\u00e9riel et services pour r\u00e9duire les m\u00e9faits). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/cliniques-cours-activites\/le-point-materiel-et-services-pour-reduire-les-mefaits<\/u><\/p>\n<p>58\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts. (2019). Le point (mat\u00e9riel et services pour r\u00e9duire les m\u00e9faits). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/cliniques-cours-activites\/le-point-materiel-et-services-pour-reduire-les-mefaits<\/u><\/p>\n<p>59\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts. (2019). Le point (mat\u00e9riel et services pour r\u00e9duire les m\u00e9faits). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/fr\/cliniques-cours-activites\/le-point-materiel-et-services-pour-reduire-les-mefaits<\/u><\/p>\n<p>60\u00a0Sudbury Temporary Overdose Prevention Society (STOP) (2019). Demographic and client utilization rates. [Donn\u00e9es brutes internes]<\/p>\n<p>61\u00a0Sudbury Temporary Overdose Prevention Society (STOP) (2019). Demographic and client utilization rates. [Donn\u00e9es brutes internes]<\/p>\n<p>62\u00a0Sudbury Temporary Overdose Prevention Society (STOP) (2019). Demographic and client utilization rates. [Donn\u00e9es brutes internes]<\/p>\n<p>63\u00a0Sudbury Action Centre for Youth. (2020).\u00a0<i>About Us.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>http:\/\/ www.sacy.ca\/home\/about\/<\/u><\/p>\n<p>64\u00a0Sudbury Action Centre for Youth. (2020).\u00a0<i>About Us.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>http:\/\/ www.sacy.ca\/home\/about\/<\/u><\/p>\n<p>65\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts (2018). Community Drug Strategy for the City of Greater Sudbury: A Call to Action [mise \u00e0 jour]. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Executive_Summary_Community_Drug_ Strategy_Feb2015_FR.pdf<\/u><\/p>\n<p>66\u00a0Sant\u00e9 publique Sudbury et districts (2018). Community Drug Strategy for the City of Greater Sudbury: A Call to Action [mise \u00e0 jour]. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. phsd.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Executive_Summary_Community_Drug_ Strategy_Feb2015_FR.pdf<\/u><\/p>\n<p>67\u00a0Service de police du Grand Sudbury (2019). Impacts of increased foot and bicycle patrol in the downtown core. [Pr\u00e9sentation de donn\u00e9es internes brutes]<\/p>\n<p>68\u00a0ConnexOntario: Addiction, Mental Health, and Problem Gambling Treatment Services. Mobile Crisis Response Program. (2020). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/ www.connexontario.ca\/fr<\/u><\/p>\n<p>69\u00a0Association canadienne pour la sant\u00e9 mentale : Sudbury\/Manitoulin (2020).\u00a0Mobilisation communautaire Sudbury, Table de mobilisation rapide. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/sm.cmha.ca\/fr\/programs-services\/mobilisation-communautaire-sudbury-2\/<\/u><\/p>\n<p>70\u00a0Association canadienne pour la sant\u00e9 mentale : Sudbury et Manitoulin (2020).\u00a0Programme r\u00e9sidentiel Maison de r\u00e9duction des m\u00e9faits. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/sm.cmha.ca\/fr\/programs-services\/maison-de-reduction-des-mefaits-programme-de-jour-2\/<\/u><\/p>\n<p>71\u00a0Ontario Aboriginal HIV\/AIDS Strategy. (2020). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>https:\/\/www. oahas.org\/about.html<\/u><\/p>\n<p>72\u00a0R\u00e9seau ACCESS Network. (2020). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>https:\/\/www.reseauaccessnetwork.com\/<\/u><\/p>\n<p>73\u00a0Shkagamik-Kwe Health Centre. (2020). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page:\u00a0<u>https:\/\/www.skhc. ca\/about-skhc\/mission-vision\/<\/u><\/p>\n<p>74\u00a0Potier, C., Lapr\u00e9vote, V., Dubois-Arber, F., Cottencin, O., &amp; Rolland, B. (2014). Supervised Consumption Services: what has been demonstrated? A systematic literature review.\u00a0<i>Drug and Alcohol Dependence, 145,\u00a0<\/i>48\u201368.\u00a0<u>https:\/\/doi. org\/10.1016\/j.drugalcdep.2014.10.012<\/u><\/p>\n<p>75\u00a0Kerr, T., Tyndall, M., Li, K., Montaner, J., &amp; Wood, E. (2005). Safer injection facility use and syringe sharing in injection drug users.\u00a0<i>The Lancet, 366<\/i>(9482), 316\u2013318. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.thelancet.com\/journals\/lancet\/article\/PIIS0140- 6736(05)66475-6\/fulltext<\/u><\/p>\n<p>76\u00a0Wood, E., Tyndall, M. W., Lai, C., Montaner, J. S., &amp; Kerr, T. (2006a). Impact of a medically supervised safer injecting facility on drug dealing and other drug-related crime.\u00a0<i>Substance Abuse Treatment, Prevention, and Policy, 1,\u00a0<\/i>13.\u00a0<u>https:\/\/doi. org\/10.1186\/1747-597X-1-13<\/u><\/p>\n<p>77\u00a0Kerr, T., Tyndall, M. W., Zhang, R., Lai, C., Montaner, J. S. G., &amp; Wood, E. (2007). Circumstances of first injection among illicit drug users accessing a medically supervised safer injection facility.\u00a0<i>American Journal of Public Health, 97<\/i>(7), 1228\u2013 1230.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.2105\/AJPH.2006.086256<\/u><\/p>\n<p>78\u00a0Public Health Sudbury &amp; Districts. (2019).\u00a0<i>The Point (harm reduction supplies and services).\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/clinics-classes-events\/ point-harm-reduction-supplies-services<\/u><\/p>\n<p>79\u00a0Public Health Sudbury &amp; Districts. (2019).\u00a0<i>The Point (harm reduction supplies and services).\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/clinics-classes-events\/ point-harm-reduction-supplies-services<\/u><\/p>\n<p>80\u00a0Public Health Sudbury &amp; Districts. (2019).\u00a0<i>The Point (harm reduction supplies and services).\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www.phsd.ca\/clinics-classes-events\/ point-harm-reduction-supplies-services<\/u><\/p>\n<p>81\u00a0Syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 d\u2019information sur la sant\u00e9 publique (SIISP), minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Date d\u2019extraction : d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<p>82\u00a0Syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 d\u2019information sur la sant\u00e9 publique (SIISP), minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Date d\u2019extraction : d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<p>83\u00a0Syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 d\u2019information sur la sant\u00e9 publique (SIISP), minist\u00e8re de la Sant\u00e9. Date d\u2019extraction : d\u00e9cembre 2019<\/p>\n<p>84\u00a0Agence ontarienne de protection et de promotion de la sant\u00e9 (Sant\u00e9 publique Ontario) (2019). L\u2019outil interactif sur les opio\u00efdes. Toronto ON : imprimeur de la\u00a0Reine pour l\u2019Ontario. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www.publichealthontario.ca\/fr\/ data-and-analysis\/substance-use\/interactive-opioid-tool<\/u><\/p>\n<p>85\u00a0The Ontario Drug Policy Research Network (ODPRN). (2016).\u00a0<i>Opioid Use and Related Adverse Events in Ontario.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/odprn.ca\/ wp-content\/uploads\/2016\/11\/ODPRN-Opioid-Use-and-Related-Adverse-Events- Nov-2016.pdf<\/u><\/p>\n<p>86\u00a0Agence ontarienne de protection et de promotion de la sant\u00e9 (Sant\u00e9 publique Ontario) (2019). L\u2019outil interactif sur les opio\u00efdes. Toronto ON : imprimeur de la\u00a0Reine pour l\u2019Ontario. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www.publichealthontario.ca\/fr\/ data-and-analysis\/substance-use\/interactive-opioid-tool<\/u><\/p>\n<p>87\u00a0Greater Sudbury Emergency Services Committee Report. (2019).\u00a0<i>Paramedic Services Opioid Surveillance and Reporting.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/agendasonline.greatersudbury.ca\/index. cfm?pg=feed&amp;action=file&amp;agenda=report&amp;itemid=7&amp;id=1301&amp;utm_ source=sudbury.com&amp;utm_campaign=sudbury.com&amp;utm_medium=referral<\/u><\/p>\n<p>88\u00a0Agence ontarienne de protection et de promotion de la sant\u00e9 (Sant\u00e9 publique Ontario) (2019). L\u2019outil interactif sur les opio\u00efdes. Toronto ON : imprimeur de la\u00a0Reine pour l\u2019Ontario. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page :\u00a0<u>https:\/\/www.publichealthontario.ca\/fr\/ data-and-analysis\/substance-use\/interactive-opioid-tool<\/u><\/p>\n<p>89\u00a0The Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES). (2017). Opioid Use Among First Nations in Ontario: A Report of Current Findings. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/ www.ices.on.ca\/About-ICES\/Collaborations-and-Partnerships\/Indigenous-Portfolio\/Indigenous-Portfolio-Links<\/u><\/p>\n<p>90\u00a0The Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES). (2017). Opioid Use Among First Nations in Ontario: A Report of Current Findings. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/ www.ices.on.ca\/About-ICES\/Collaborations-and-Partnerships\/Indigenous-Portfolio\/Indigenous-Portfolio-Links<\/u><\/p>\n<p>91\u00a0The Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES). (2017). Opioid Use Among First Nations in Ontario: A Report of Current Findings. R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/ www.ices.on.ca\/About-ICES\/Collaborations-and-Partnerships\/Indigenous-Portfolio\/Indigenous-Portfolio-Links<\/u><\/p>\n<p>92\u00a0Reeves, A., &amp; Stewart, S. L. (2014). Exploring the Integration of Indigenous Healing and Western Psychotherapy for Sexual Trauma Survivors Who Use Mental Health Services at Anishnawbe Health Toronto.\u00a0<i>Canadian Journal of Counselling and Psychotherapy, 49<\/i>(1). R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/cjc-rcc.ucalgary.ca\/article\/view\/61008<\/u><\/p>\n<p>93\u00a0Laurie, M. L., &amp; Green, K. L. (2000). Health risks and opportunities for harm reduction among injection-drug-using clients of Saskatoon\u2019s needle exchange program.\u00a0<i>Canadian Journal of Public Health, 91<\/i>(5), 350-352.<\/p>\n<p>94\u00a0Wood, E., Kerr, T., Small, W., Li, K., Marsh, D. C., Montaner, J. S. G., &amp; Tyndall, M. W. (2004). Changes in public order after the opening of a medically supervised safer injecting facility for illicit injection drug users.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 171<\/i>(7), 731\u2013734.<\/p>\n<p>95\u00a0Stoltz, J.-A., Wood, E., Small, W., Li, K., Tyndall, M., Montaner, J., &amp; Kerr, T. (2007). Changes in injecting practices associated with the use of a medically supervised safer injection facility.\u00a0<i>Journal of Public Health (Oxford, England), 29<\/i>(1), 35\u201339.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1093\/pubmed\/fdl090<\/u><\/p>\n<p>96\u00a0Wood, E., Tyndall, M. W., Montaner, J. S., &amp; Kerr, T. (2006b). Summary of findings from the evaluation of a pilot medically supervised safer injecting facility.\u00a0<i>Canadian Medical Association Journal, 175<\/i>(11), 1399\u20131404.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1503\/ cmaj.060863<\/u><\/p>\n<p>97\u00a0Hagan, H., Campbell, J. V., Thiede, H., Strathdee, S. A., Ouellet, L., Latka, M., \u2026 &amp; DUIT Study Team. (2007). Injecting alone among young adult IDUs in five US cities: evidence of low rates of injection risk behavior.\u00a0<i>Drug and alcohol dependence, 91,\u00a0<\/i>S48-S55.\u00a0<u>https:\/\/dx.doi.org\/10.1016%2Fj.drugalcdep.2007.02.002<\/u><\/p>\n<p>98\u00a0Pinkerton, S. D. (2011). How many HIV infections are prevented by Vancouver Canada\u2019s supervised injection facility?\u00a0<i>International Journal of Drug Policy, 22<\/i>(3), 179\u2013183.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.drugpo.2011.03.003<\/u><\/p>\n<p>99\u00a0Marshall, B. D. L., Wood, E., Zhang, R., Tyndall, M. W., Montaner, J. S. G., &amp; Kerr, T. (2009). Condom use among injection drug users accessing a supervised injecting facility.\u00a0<i>Sexually Transmitted Infections, 85<\/i>(2), 121\u2013126.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1136\/ sti.2008.03252<\/u><\/p>\n<p>100\u00a0Milloy, M.-J. S., Kerr, T., Zhang, R., Tyndall, M., Montaner, J., &amp; Wood, E. (2009).\u00a0<i>Inability to access addiction treatment and risk of HIV infection among injection drug users recruited from a supervised injection facility.\u00a0<\/i>Journal of Public Health, 32(3), 342-349.\u00a0<u>https:\/\/doi.org\/10.1093\/pubmed\/fdp089<\/u><\/p>\n<p>101\u00a0Laurie, M. L., &amp; Green, K. L. (2000).\u00a0<i>Health risks and opportunities for harm reduction among injection-drug-using clients of Saskatoon\u2019s needle exchange program.\u00a0<\/i>Canadian Journal of Public Health, 91(5), 350-352.<\/p>\n<p>102\u00a0British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU). (2017).\u00a0<i>Supervised Consumption Services: Operational Guidance.\u00a0<\/i>R\u00e9cup\u00e9r\u00e9 \u00e0 la page\u00a0<u>https:\/\/www. bccsu.ca\/wp-content\/uploads\/2017\/07\/BC-SCS-Operational-Guidance.pdf<\/u><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Nous reconnaissons avec respect le territoire traditionnel des Premi\u00e8res Nations Atikameksheng Anishnawbek et Wahnapitae, qui est couvert par le Trait\u00e9 Robinson-Huron et sur lequel la pr\u00e9sente \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e. Sur ces terres habitent des groupes forts et dynamiques du peuple Anishinabek et d\u2019autres populations autochtones. 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